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 * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]

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MessageSujet: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Ven 10 Juil - 0:03



Le ciel n'avait pas changé depuis hier. Non, tout était comme la veille, rien n'avait bougé. Parfois même, il pleuvait un peu, mais pas assez pour nous tremper jusqu'aux os. C'était toujours un peu brumeux, une humidité un peu lourde, et des nuages chargés de remords. C'était presque palpable. J'avais l'impression que si je tendais la main, je pourrais peut être saisir au creux de ma paume un peu de ces nuages grisâtres et tristes. Un peu comme si, d'une poignet de main, je pouvais le tenir et ne pas le laisser s'échapper. Comme quelque chose de solide...
Mes yeux se perdirent dans les méandres profonds de mon esprit torturé. J'étais assise sur le toit d'une maison, admirant le paysage alentour. Il n'y avait pas un chat, et la nuit tombait presque. Nous ne pouvions pas admirer le coucher du soleil a cause de la couche nuage, néanmoins, la fraicheur gagnait peu à peu la ville et le silence se faisait plus présent au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient. Les flux de la circulation se faisaient moins denses, les passants moins nombreux...
Les lumières des habitations autour s'allumaient progressivement, et moi, j'étais comme une ombre au sommet d'un toit, furtive et invisible, chargé de lourd secret, effrayante presque. Je ne savais plus ou donner de la tête. Mes pensées s'envolèrent au gré d'une brise fraiche et douce, calmant toutes les ardeurs de mon esprit emmêlé. Il y avait dans l'air autour de moi comme de l'amertume. Et à l'intérieur de moi, plus rien qui ne pouvait me convenir. Je ressemblai a un erzath de loque, peut être se qui s'y approchait le plus. Ces jours me fatiguaient et j'avais comme la vague impression que quelque chose de terrible allait se produire, bientôt. Demain, ou dans une semaine. Je ne savais pas non plus ce qui pouvait me faire penser cela... l'instinct, peut être.
Celui qui me disait de fuir a toutes jambes maintenant, de m'en aller loin de cette contrée pour y trouver une demeure meilleure et plus paisible. Ou peut être de vivre a même la terre, à même la vie, de survivre, au jour le jour, et de quitter tout ce qui pouvait m'attacher à cette ancrage que je m'étais crée. Cette réalité là ne me convenait pas non plus, alors je me disais qu'en faite, ce n'était qu'une mauvaise passe, une impasse même, et que bientôt, je reviendrais sur mes pas pour retrouver mon soleil.

Ma tenue se composait d'une robe noir qui m'arrivaient au genoux, d'une ceinture violettes assorties a une écharpe dentelée et de mes bottines en cuirs. Mes cheveux étaient remontés, dévoilant ma nuque. Mon maquillage était, lui, presque inexistant, a part peut être le léger coup de crayon violet sous mes yeux noisettes. Mais sur mon côté se trouvait une arme qui se démarquait de toutes les autres. Belle et élégante, se distinguant des autres rien qu'à sa présence, Nekomata se trouvait là, attaché a ma ceinture et se balançait au rythme de mes pas lorsque je marchai.
Il n'y avait rien de plus agréable que son ronronnement félin et d'une douceur provocante. Il me demandait de bondir, pour sentir l'adrénaline m'emportait. Mais je ne voulais pas, pas maintenant. J'estimai ne pas avoir a lui obéir, pas encore. Je ne voulais pas être dompter, pas pour l'instant. Je voulais juste trouver le repos dans cette nuit nuage et ténébreuse, parce que mes songes étaient de plus en plus courts et mes insomnies trop présentes.
A force, j'arrivai a déceler d'immondes poches sous mes yeux fatigués. Et je ne sais comment, personne ne remarquait rien. Comme si j'étais invisible. Je ne pouvais pas être invisible. Alors, c'est juste que je cachai extrêmement bien mes dépressions. Un long soupire m'échappa sans que je ne m'en rende compte, troublant le silence environnant comme une tâche sombre sur un tableau blanc. Et ma main posait sur le manche de mon trancheur d'âme, je m'ennuyais. Alors, ce soir, je chasserai un Hollow, pour lui. Nekomata.

- Allons y, dis-je dans un souffle en me relevant.

Et puis, je fis un pas sur le côté, accélérant le tout grâce a un Shunpô. Mon instinct me guidait, détectant une activité spirituelle présente aux alentours. Il ne me fallut pas très longtemps pour sentir et entendre la voix de l'un de ses Hollows. Si peu de temps que s'en devenait agaçant. Ne savaient-ils donc pas ce cacher? Ne savaient-ils pas se mouvez en silence, sans éveiller les soupçons? Ils chassaient, mais ne savaient simplement pas le faire.
Ils n'étaient simplement plus humains mais pas pour autant des animaux. Parce qu'un animal savait s'y prendre, lui.
Dégageant une forte aura spirituelle autour de moi, je cherchai à l'attirait dans des lieux éloignaient. Il ne lui fallut que quelques minutes pour atterrir sur le toit d'un immeuble de bureaux, vide à cette heure ci. Il laissa échapper un hurlement dénaturant, bestial, inhumain. Cela ressemblait a un râle suppliant et agressant. Je n'avais jamais su comment interpréter ce cri, qui venait de ses entrailles vides. Je n'avais jamais compris pourquoi...
Il ne parlerait pas, caché derrière son immense masque immaculé. Ses membres étaient grossis a l'extrême, ne ressemblant qu'à une créature qui hantait mes cauchemars d'enfant. Il était semblable a un de ses monstres tiré de l'imagination d'un esprit torturé et brisé, qui fuyait l'inconnu, le monstre, pour aller vers un avenir meilleur, ou ses effrois se seraient pas. Il ressemblait a ce que j'avais toujours détesté, sans comprendre pourquoi je ne voulais pas avoir a faire a eux.
Il bondit sur moi avec autant de grâce qu'un hippopotame. Il ouvrit grand sa gueule, tentant alors de m'avaler, mais je disparus presque instantanément de sa vue pour me placer juste derrière lui. Je n'avais même pas tirer mon trancheur d'âme de mon fourreau. Nekomata me soufflait de jouer. J'étais a présent comme un chat avec un insecte qu'il venait de trouver, s'amusant sadiquement a le démembrer avant de le trancher, sans pour autant le manger. Ce n'était pas pour ma survie, c'était pour m'amuser.

D'un coup furieux, il m'attrapa avec son immense pates. Ses yeux étaient dénues de vie, caché derrière ce masque. Mes bras libres, il me tenait par la taille, fermement, tentant de resserrer peu a peu son étreinte. Mais devant mon visage impassible, il n'était que plus énervé. J'attrapai Nekomata d'une poigne ferme, la soulevant soudainement pour découper le bout de ce bras. Il tomba au sol lourdement, moi à l'intérieur pour que cela amortisse ma chute. De toute façon, un chat retombe toujours sur ses pates.
Son hurlement. Encore et toujours. Il ne m'arrachait même pas a mes songes, a mes évasions. Un bond de plus de ma part alors qu'il se tordait de douleur, et ce fut au tour de son autre bras de partir entièrement, se désagrégeant progressivement. La bête tomba en arrière, tentant de se remettre sur ses jambes immensément musclés. Il n'avait que pour objectif de combattre et de se nourrir. Simplement ça. Et c'était "simplement ça" qui faisait le monde, aujourd'hui.

- ça suffit, maintenant, on a assez joué, soufflai-je en m'adressant à moi même.

Un geste net et franc m'aida a faire partir le sang qui coulait le long de ma lame. Lui qui s'égouttait progressivement sur le sol forma un sorte d'arc de cercle autour de moi. Et puis, un bruit attira mon attention. Si bénin, qu'aucune personne ne possédant pas un instinct aiguisé aurait pu percevoir. Mais moi, je l'avais entendu. Et une odeur. son odeur.
Parce qu'aucune personne n'aurait pu possédait cette odeur si mystérieuse qui faisait palpiter mon cœur. Simplement celle-ci m'éprenait, totalement, entièrement. Cette odeur aurait pu me rendre heureuse à jamais. C'était quelque chose de sucré et d'amer a la fois, peut être une touche de vanille et de crème après-rasage. En faite, je n'arrivai jamais a déterminer ce qu'elle pouvait comporter, mais elle était tellement unique et toujours avec moi. Et même si j'aurais du m'y habituer, elle sautait toujours a mon nez, s'y accrochant et m'envoutant par la même occasion pendant des heures, et des heures.
Je mis un point d'honneur a ne pas me retourner, levant ma lame vers mon adversaire pour le trancher après un bond prodigieux. Elle transperça son masque et le Hollow se désagrégea, purifiant l'âme a l'intérieur. Je retombai sur mes jambes, me pliant encore pour poser une main a terre et laisser filer le choque le long de mes cuisses, mes mollets, mes chevilles... C'était toujours ainsi que faisait un chat : jamais droit, toujours souple.
Un mouvement sur le côté, un Shunpô, et je me retrouvai a ses côtés, passant directement derrière lui comme si de rien n'était. Je ne savais jamais comment me comporter avec lui, alors je préférai, pour ce soir, jouer la carte de l'indifférence. Je ne voulais pas qu'il remarque que mes mains tremblaient encore d'excitation, de la lubricité qui m'avait prise un instant pour que je puisse martyriser un peu plus une âme déjà meurtrie. Je rangeai Nekomata dans son fourreau pour croiser mes bras sur ma poitrine.
Ainsi, il ne verrait rien.
Et puis, je me tournai vers lui :

- Tu viens Akira? lui dis-je avec une voix douce, Il commence a faire un peu froid, ne nous attardons pas trop ici.

J'étais presque maternelle dans mes mots. Je n'y pouvais rien, je n'arrivai pas a lui être indifférente. C'était simplement anormal. Et lorsqu'il l'était avec moi, alors j'avais l'impression d'être simplement torturé, comme moi face a ce Hollow un peu plus tôt, sauf que cette fois ci, le martyr, ça serait moi, et mon bourreau, ça serait lui.
Je savais deux choses, dont j'étais certaine : Je n'étais qu'un monstre et j'étais absolument et indiscutablement amoureuse de lui.


Dernière édition par Lenalee Kokoro le Dim 19 Juil - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Sam 11 Juil - 0:13

Le soleil se couchait progressivement, disparaissant peu à peu derrière l'horizon, et ceci à vu d'oeil. Le spectacle était magnifique, tout comme les précédents couché de soleil. Un spectacle sans fin qui se perpétuait depuis des millénaires. Nos ancêtres regardaient eux aussi auparavant ce même soleil qui disparaissait, et cette contemplation se poursuivra pendant encore des centaines d'années, montrant à la génération suivante cette beauté naturelle. Un spectacle que Akira avait déjà vu au moins un millième de fois, et ne se lassait jamais de toute cette couleur et cette luminosité qui colorait les nuages alentours d'une multitudes de lueurs et de couleurs. Oui, une véritable apothéose de couleur et de fantaisie.
Mais à vrai dire, pour ce qui est de ce couché de soleil, Akira faisait bien autre chose que de le contempler. Il aurait volontiers admiré une énième fois le soleil se coucher, accompagné de sa palette de nuances colorées, mais une chose l'en empêchait. Une chose qu'il cherchait depuis au moins quelques heures. Oh, qu'il détestait quand elle partait sans prévenir. Et lui, qui se voyant comme en quelque sorte responsable d'elle, c'était obligé d'allez la chercher après des heures d'absence. Sûrement un instinct protecteur envers cette personne qui lui avait tant ouvert à des choses dont il avait décidé de fermer les yeux, comme ce couché de soleil par exemple.
Mais le voilà maintenant qu'il était à sa recherche, la cherchant, elle qui lui causant tant de soucis. Bon, à vrai dire, il avait pas vraiment de quoi avoir peur. Elle était grande et savait parfaitement se défendre seule. Mais pourtant, il la cherchait, ayant un quelconque ressentit à sa façon de partir sans rien dire.
Oui, cette fille lui en causait bien du soucis.
Lenalee, où es-tu ?

Le jeune homme survolait les maisons, sautant de toit en toit. Cela faisait depuis bien des heures qu'il la recherchait dans cette ville, lorsque le soleil était encore à son zénith. Il faut dire que Karakura était quand même grand comme ville, avec son centre-ville et ses hauts immeubles, ses quartiers résidentiels, son parc, ses jardins ... Oui, cette ville était grande. Et allez retrouver une jeune demoiselle en sortit dans tout cela ?
Le soleil commençait à disparaître, et les lumières des réverbères s'allumèrent les unes après les autres au passage du Vizard. On aurait pût croire que c'était son passage qui allumait ces grandes lumières, éclaircissant les rues aux rythme de sa course. Sa chevelure sombres se réfléchissait à la lumière artificielle que produisait les petites lumières qui éclairait l'entrée des maisonnettes, et sa longue veste noir se soulevait à chacun de ses pas. Il était habillé d'une manière assez peu banale par rapport à ce que Akira porte à son habitude lorsqu'il part en expédition. Normalement affublé d'une longue veste en cuir lui descendant en dessous des genoux, il portait ce soir là une veste en velours légère, surmontant une chemise blanche quelconque. Un jean simpliste sombre cliquetait, dû aux percutions des quelques chaînettes qui y pendaient joyeusement. Oh oui, on pouvait dire qu'il était plutôt bien habillé, lui donnant un certain charme à la "homme chic mais décontracté". Son regard sombre souligné de trait de crayon noir sous chaque oeil marquait cette image de garçon intenable, ponctué de ce regard déterminé. Son poignet cliquetait à chaque mouvement, faisant également percuter les quelques accessoires que le jeune homme portait. Malgré cette petite fanfare de cliquetis, il restait des plus discrets dans la sombre soirée qui venait de prendre place. L soleil libérait ses dernières lueurs réchauffante et bénites dans le ciel de Karakura. Soufflant et respirant à rythme régulier, la fatigue ne se faisait pas encore sentir. Maintenant son sabre d'une main, n'ayant même pas pris la peine de l'attacher dans son dos ou sur le côté, il continuait de courir avec sa Faucheuse dans la main.
Akira ralentit l'allure, s'arrêtant sur le toit d'une de ces maison de résidence, semblable à toute celle du quartier. Fermant les yeux pour espérer une quelconque pression spirituelle familière. Humant l'air, il sentit un mélange de différents parfums : des fleurs, du gaz, et d'autres subtilités qu'il ne pût reconnaître de suite. Il soupira, lassé de cette traque sans résultat.

*Hahaha ! *
-Qu'est ce qu'il y a de si drôle ?

Cela lui arrivait bien souvent de parler à voix haute lorsqu'il s'adressait à Mukuro, alors qu'il lui suffisait de penser et de se concentrer un peu sur son interlocuteur pour dialoguer avec son Hollow Intérieur. A plusieurs reprises on s'était retourné vers lui lorsqu'on l'entendait parler seul. Mais lui, il n'y prêtait pas attention. Il se fichait éperdument de ce qu'on pensait de lui, même si on le considérait comme un fou.

*Si tu te voyais ! Tu en fais une de ces têtes ! Hahaha ! Rah, j'l'adore cette fille ! Te faire tourner en bourrique comme ça , j'adore. Elle pourrait presque s'y prendre mieux que moi. *
-La ferme ...

Et il repris sa course, s'accompagnant cette fois du rire désagréable de Mukuro, qui trouvait cette scène à son goût.
Continuant cette escapade à la recherche de sa colocataire, une pression spirituelle se fit rapidement sentir. Un simple Shinigami n'aurait sûrement rien ressentit, mais il faut dire que Akira avait désormais l'habitude de côtoyer ce flux d'énergie spirituelle. Lorsqu'il la ressentait au fond de son âme, une étrange sensation l'envahissait. Un mélange d'un étrange sentiment d'être comblé, d'avoir reçu une part de lui qu'il avait égaré, ou simplement un sentiment de soulagement. Ou encore d'autre. Tout ces sentiments l'envahissait lorsqu'il ressentait cette pression spirituelle dans l'air ambiant. C'était bien elle.
Akira changea d'un pas sur le côté de trajectoire, et disparut, suivit d'un vrombissement léger de Shunpô.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Le Vizard apparut après bien dix minutes sur le haut d'un immeuble, dans le quartier des affaires de la ville. Il était arrivé au bon moment apparemment. La lune était déjà levé et faisait face au jeune homme, se dessinant juste au dessus de l'immeuble voisin, dessinant deux silhouette. L'une d'une jeune demoiselle lancé dans un assaut contre une immense bête informe. Et d'un coup sec poursuivit d'un son cristallin, la créature fût tranché en deux d'une manière net, disparaissant dans un brouhaha significatif de la purification d'âme et de la décomposition d'un Hollow. Le vent qui venait de derrière soulevait la veste du jeune homme qui contemplait la jeune personne. Il n'avait pas besoin de bouger, la demoiselle l'avait fait à sa place, venant le rejoindre à l'aide d'un Shunpô, apparaissant derrière lui, dos à Akira, ne prenant pas la peine de se retourner. Akira sourit face à cette façon que Lenalee avait de l'ignorer. Oh oui, ça l'amusait un temps sois peu, mais l'irritait un peu que la demoiselle l'évitait alors qu'il l'avait cherché depuis des heures.
Puis, elle se retourna vers lui, les bras croisé sur sa poitrine, ayant pris soin de rengainer son sabre avant de fixer le jeune homme. Akira tourna la tête, toujours le corps posté au même endroit, ne permettant à la jeune fille de ne voir que le profil de son visage, tandis que lui admirait le sien. Son visage si radieux, si fin, qui lui souriait d'une manière quelque peux enfantine.

-Tu viens Akira? Il commence a faire un peu froid, ne nous attardons pas trop ici.

-Toi ... Si tu savais comment je t'ai cherché partout. Dit-il en lui souriant, baissant les sourcils avec une mine à moitié rassuré.

Et ce fût à ce moment là qu'une créature apparut derrière Lenalee, poussant un cris bestial qui fit tremble les fenêtres du bâtiment. Akira l'avait sentit arriver. Il faut dire que ces créatures n'étaient pas très doué pour masquer leur Reiatsu, ou ils ne prenaient simplement pas la peine de le masquer, tout comme Mukuro.
Tenant plus fermement son sabre, il le dégaina à une vitesse que la lame coupa déjà la main énorme de cet étrange mastodonte d'une façon net et précise. Le membre tomba lourdement sur le toit, accompagné d'un hurlement de douleur du Hollow. Akira soupira de lassitude, et courut d'un pas rapide vers cette créature, passant à côté de Lenalee qui n'avait pas bougé. Lorsqu'il passa à côté d'elle, le temps sembla se ralentir un temps sois peu. Il croisa son regard amusé, tandis que le sien était chargé d'ennuis, et d'un peu de colère.

-Tss ... Tu me le payera. Songea-t-il, accompagné du petit rire de Mukuro.

Sautant en l'air, il fit une pirouette, tournant sur lui même et trancha deux fois au passage la créature qui ne cessait de hurler. Lorsqu'il posa pied à terre, il releva Teneizô, sa Faucheuse, vers le ciel, tranchant le torse du Hollow pour la dernière fois, l'ayant frappé son même le regarder.

-Repars en paix...

Un dernier hurlement, et la créature s'effondra sur le sol du toit.
D'un geste vif et rapide, il laissa une trainé de sang s'étaler sur le sol, lavant la lame de toute souillure sur le tissus rougeâtre déjà taché de sang, attaché au fourreau. Il rengaina son sabre et se mit en marche, dépassant Lenalee, sans même la regarder.

-Bien, allons-y.

Un hurlement strident fît écho, et la main restante de la créature qui usait de ses dernières ressource était levé au dessus de Lenalee, qui lui souriait. La créature hurlait, puis se tût subitement. Son masque se craquela, et ses yeux fixa le couteau planta sur son front juste avant de se désagrégé, disparaissant vers la Soul Society, ayant eût son âme purifié. La couteau retomba avec un son clair, et le jeune Vizard la ramassa en soupirant une énième fois, rangeant le couteau au sommet du manche de son Zanpakutô, rentrant de la pommeau du sabre. Akira attacha son sabre sur le côté, accroché à sa ceinture, et s'avança vers le bords de l'immeuble. Il se retourna vers Lenalee, penchant la tête sur le côté avec un légé haussement de sourcil.

-Allez, rentrons.

Et il sauta du haut de l'immeuble, pour disparaître plus loin dans les profondeur de la ville.
Oui, il l'avait enfin retrouvé.
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Sam 11 Juil - 13:45

M'en voudrait il si je lui disais tout?
- Toi ... Si tu savais comment je t'ai cherché partout.

Son ténor était le plus magnifique que je connaissais. Il berçait, délicatement, mes tympans aux aguets, eux qui cherchaient à tout prix à entendre cette voix si particulière. Froide et élégante, presque chatoyante, elle me donnait presque envie de ronronner gaiement a ses côtés. C'était encore mieux que son odeur, peut être cent fois mieux. Elle était parfaite, accordée comme il le fallait pour moi, représentant au mieux celui qui la portait fièrement. C'était si beau, un son mélodieux dont je m'étais éprise. Ce n'était pas comme si Akira parlait souvent, je peux vous l'assurer que dans le genre pas bavard et "je ne me contente de répondre par des simples sons", il était de lui le plus fort et pratiquement imbattable. Je n'en revenais pas comme nous étions si différent et comme je pouvais être attaché a lui.
Je ne savais pourquoi, mais je me doutais que ce n'était pas aussi réciproque pour lui. C'était un ressenti quelconque et sans importance. Je n'étais qu'une gamine romantique et niaise qui recherchait l'impossible dans une personne incapable d'offrir ce dont je désirai. C'était une sorte de masochisme poussé et exacerbé, enfoui au plus profond de mes entrailles. Comme si je m'éprenais de la mauvaise personne, celle qui me ferait souffrir parce qu'elle ne savait pas aimé comme je désirai aimé, et je savais qu'à force, je m'épuiserai a trop lui donner.
Parce que j'étais comme ça, pour ma part : lorsque je m'attachai a quelqu'un, je lui donnais tout ce que j'étais capable de lui offrir, de l'amour, de la passion, de l'affection, tout. Jusqu'à vider mon propre égo et à me laisser mourir de faim et d'un manque d'amour atroce dont je souffrirai encore longtemps. Ce n'était pas une bonne façon de réagir, je le savais, mais je ne pouvais m'en empêcher, et je n'osai pas demander le juste retour des choses lorsque cela ne m'était pas renvoyé spontanément. Je pensai qu'Akira était celui qui recevait sans savoir quoi faire de ce qu'il avait, mais qui ne savait pas pour autant ré-offrir. Peut être que je me trompai. J'espérai me tromper.

Son sourire était magnifique, je le fixai avec envie. C'était ses lèvres qui m'attiraient tout autant, celles dont je voulais me saisir a l'instant même. Elles étaient tendues en un sourire magnifique et prenant, ceux dont il avait le secret et qui me faisait littéralement fondre. Je déglutis un instant, essayant de garder le plus de sérieux possible pour ne pas qu'il remarque quoique ce soit. Les mains croisées sur ma poitrine pour ne pas qu'elles ne tremblent, je n'osai pas parler, de peur que ma voix ne trahisse mon état d'esprit : mon excitation que je tentais d'atténué, dût au combat que j'eus un peu plus tôt.
J'avais vraiment peur qu'il ne me juge. Pour ce que j'étais et pour ce que je faisais. Je détestai lorsque je me laissais aller a mes pulsions. J'étais, à la base, une fille tellement sage et élégante que l'on ne pensait pas un seul instant que je puisse faire preuve d'un sadisme immodéré et dangereux, autant pour moi que pour mes martyrs. Je refusai simplement que quelqu'un puisse voir tout ça, admiré mon macabre spectacle. Et souvent, j'étais ravie de ne m'en prendre qu'à des Hollows. C'était de la faute a mon instinct félin que Nekomata m'avait transmit, tellement nous étions unis, tout les deux.
C'était sûrement bénin, pour vous, mais pour moi, cela avait toute son importance. Si je ne savais pas me contrôler en public, si je ne savais pas contrôler mon sadisme étonnant, alors comment pourrais-je parler a une personne sans qu'elle ne prenne peur? En faite, pour moi, cela aller jusqu'à même reconsidéré une sortie éventuelle de ma maison. J'exagérai peut être un peu, mais mon état d'esprit était ainsi fait et je ne pouvais pas en changer maintenant. Déjà que je me considérai monstrueuse a cause de ce que j'étais. De ce que j'avais fait a mes camarades Shinigamis aussi. Mes mains étaient toujours baignées et très souvent, je n'osai pas les regards, de peur de sentir de nouveau le liquide chaud sur celle-ci.

Et puis, derrière moi, sans que je n'y prête grande attention, un Hollow apparut de nouveau. Un camarade de celui que j'avais achevé un peu plus tôt, dont je n'avais pas déceler la présence, trop occupé a admirer l'être se trouvant devant moi. Lui, au moins, avait réagit beaucoup plus vite que moi, car je n'avais pas bouger d'un pouce entre temps. Ce n'était pas sérieux du tout, je n'avais même pas prêter attention a ce qu'il y avait autour, trop concentré sur le Vizard en face de moi. Je risquai ma vie a réagir de la sorte, mais mon aveuglement était si... persistant.
Il dégaina Teneizo a une vitesse ahurissante, je fus tout d'abord surprise, mais mes yeux le suivirent et je pris un regard amusé. Il avait aussi envie de se défouler, semblait il. Qu'il joue, lui aussi, cela ne me dérangeait pas le moins du monde. Je me retournai vers lui, le fixant et ne le lâchant pas du regard ou je pus, ainsi, admirer la grâce de ses mouvements parfaits et meurtriers. Je souris, laissant un petit soupire m'échappait tandis que je resserrai un peu plus mon étreinte autour de ma poitrine.
Mon cœur me lançait et me faisait affreusement mal. Je ne sais pas ce que j'avais a ce moment précis pour que ça m'oppresse a ce point, mais déjà, je sentais que le trou béant que j'avais moi-même creusé dans ma poitrine se rouvrir progressivement, sans raison particulière. Je soufrai métaphoriquement d'un manque d'amour, de son amour, à lui. Je savais que je me faisais du mal a espéré ainsi, mais même en le voyant ainsi, j'en soufrai. Pourquoi est-ce que je n'étais pas dans ses bras? Qu'avais-je fait pour être ainsi punie? En réalité, je savais ce que j'avais fait, et ce que je n'avais pas fait. Je n'y pouvais donc rien.

Il en finissait avec son combat, très rapidement. Il y eut comme un imprévu, mais pas pour lui, alors que le Hollow se relevait pour s'en prendre a moi, il attrapa le petit couteau de son Zanpakutô pour enfin transpercer le masque du monstre d'un geste souple et précis. S'en étant parfait. Je fis un pas en avant avec un sourire, les bras toujours autour de moi qui me soutenait un peu, j'étais amusée de la situation en faite. Il récupéra la petite arme et se tourna vers moi pour nous ordonner de nous en aller.
Déjà? Je n'avais pas envie de rentrer maintenant en réalité, mais j'obtempérai en me mettant en route. Il sauta par-dessus le rebord, s'enfonçant doucement dans la pénombre de la ville. Il chutait toujours quand je pris l'initiative de passer a mon tour par-dessus la rambarde. La tête la première, pour l'adrénaline. Et surtout pour tomber plus vite que lui. C'est arrivé a son niveau que je me redressai, effectuant un Shunpô pour ralentir ma chute et m'agripper a ses épaules.
J'étais ainsi sur son dos, me blottissant contre lui comme j'essayai de le faire a chaque fois. Mais aujourd'hui, il ne pourrait pas refuser de me porter avec lui. J'avais toute les bonnes raisons de ne pas marcher jusqu'à notre chez nous. Surtout au vu de mes cernes sous mes yeux et de mon manque de sommeil omniprésent. Mes bras entourèrent sont coups, m'accrochant fermement a lui en posant ma tête dans son dos, et je laissais échappé un long soupir.

- Avant de dire quoique ce soit, laisse moi me reposer deux minutes, s'il te plait.

Ma voix était étonnement douce et je la maitrisai parfaitement. C'est ce qui m'étonna le plus dans cette situation. Ce n'était pas que j'eusse le courage de me coller a lui, ou encore que je franchisse la limite qu'il fixait a chaque fois pour ne pas que je lui grimpe sur le dos. Il fallait que l'on règle les choses lui et moi, parce que je n'en pouvais plus, et pour dire, ce qui allait se passer m'arranger brusquement.

- Je ne dors plus a cause de ton canapé! C'est un véritable outils de torture ce truc! Je suis explosée, a force! Et je rattrape mes nuits entre 14h et 16h dans ta chambre a toi quand tu es parti... Et il est hors de question que j'élise domicile dans la petite chambre ou il y a à peine la place pour mes vêtements. Elle est trop sinistre, cette chambre. Et le matelas n'est même pas confortable, je meurs de trouille la dedans!

Je marquai une pause, enlaçant un peu plus le garçon en me blottissant contre lui avec une mine fatigué. Il allait devoir me proposer des solutions, j'ajoutai alors, d'une voix presque suppliante :

- ça te dérangerait que je dorme avec toi, cette nuit?

J'avais l'air tellement innocente. Je n'y pouvais rien. Je laissais passer sa réponse et enfin, je repris la parole. Je devais a présent lui parler du compagnon canin que j'avais accueilli dans notre demeure et qui y avait élu fièrement domicile!

- Au faite... J'ai ramené un chien a la maison. Il est adorable, tu verras

Je m'attendais à présent a la pire des crises de nerfs possible. Peut être me jetterait-il du haut d'un immeuble pour se venger de moi et pour passer ses colères. Il ne dirait certainement rien, râlerait un peu peut être, mais au fond, il adorerait ce chien, il était si adorable et amusant, comment pourrais-je après ça le ramener dans une fourrière? Il en était tout bonnement hors de question, ceux pourquoi, elle fallait absolument que je le garde avec moi. Il me réconfortait, lui. Ce chien, je l'aimais déjà bien, d'autant plus que c'est ce jour là, en trouvant l'animal, que j'avais aussi revu Shinji Hirako.

- Il faudrait lui trouver un nom, dis-je en riant.


Dernière édition par Lenalee Kokoro le Dim 19 Juil - 18:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Mer 15 Juil - 11:40

Il chutait, ayant plongé dans le vide par dessus la rambarde de cet immeuble. Il chutait, sans même se soucier de son atterrissage. À dire, lorsque quelqu'un tombait du haut d'un immeuble d'environ 150 mètres et plus, un flot de sentiments et de sensations venait subitement: la joie, l'adrénaline, la sensation de puissance, l'appréhension,, la peur. Mais pour Akira, la seule sensation était l'épanouissement. Il se sentait bien, là, à tomber dans les flots ténébreux de la ville, ne voyant la distance qui le séparait du sol que par les maigres lumières qui s'alignaient le longs des routes. Le vent soulevait sa veste et ses cheveux, rougissant son visage. Un petit sourire satisfait orna son visage comblé. Il oublia un instant ses petits soucis, profitant un maximum du moment. Oui, c'était fantastique. Et Lenalee ne tarda pas à la rejoindra.
Piquant comme une flèche la tête la première, Akira la vu le dépassé, poussant un petit rire discret par la fantaisie de la demoiselle. Se redressant peu après et disparaissant dans un Shunpô, elle réapparut derrière la jeune home et s'y agrippa, s'accrochant à ses épaules et se blottissant sur son dos. Akira ne fit rien pour la déloger, et continua sa chute en silence.

-Avant de dire quoique ce soit, laisse moi me reposer deux minutes, s'il te plait.

Oh non, il n'allait rien dire. Et pour prononcer quoi ? Il n'allait pas protester, puisque cette situation lui plaisait, malgré ses nombreuses remarques et répliques qu'il lui lançait lorsque Lenalee essayait de lui sauter sur le dos à maintes reprises. Mais pour cette fois, il ne disait rien, profitant de ce moment d'intimité qu'il partageait avec elle. Il l'avait cherché pendant si longtemps qu'il n'avait non plus le courage de lui en dissuader. Mais il ne protesta pas, profitant étrangement de cet étrange moment.
Il tourna légèrement la tête, pour la regarder. Elle fermant les yeux, ayant posé sa tête contre son épaule. Elle semblait exténué, vu ses cernes qu'elle avait sous les yeux. Sa voix était calme et douce, mais son timbre tremblait légèrement aux oreilles de Akira. Et malgré ce visage épanouis, le jeune homme ressentait ses tremblements. A quoi était-ce dû ? A l'excitation du combat ? Akira savait parfaitement que Lenalee aimait jouer avec ses proies, tel un chat qui joue avec une souris avant de la manger. Et Akira n'approuvait pas du tout cette façon de combattre. Lui qui voyait les Hollows comme des âmes déchus qu'il fallait libéré, enfermé contre leurs volonté dans une coque vide sans âme. Lui qui voulait les libérés pour qu'ils retourne à la Soul Society pour être de nouveau épanouit. Et c'était parce qu'il les voyait comme des êtres qui n'avaient pas choisis leur destin qu'il ne supportait pas qu'on joue d'eux. Mais pour ce qui était des Arrancars, Akira les considérait comme plus "Humain". Donc cette règle ne s'appliquait pas ) eux... Mais toujours est-il que Akira n'affectionnait pas la méthode de Lenalee, mais il ne lui faisait pas de remarque là dessus, ne voulait pas attirer son couroux.
Ah, les disputes avec Lenalee ... C'était l'une des choses qu'il supportait le moins. Surtout que la demoiselle voulait toujours avec raison, donc le garçon faisait rapidement profil bas et aller voir plus loin, pour ne pas supporter un peu plus la colère de la Vizard. Oh comme il ne supportait pas ça ... Il faut dire qu'elle avait dû caractère, et qu'avec elle, on ne s'ennuyait pas. Et c'était surtout pour ça qu'il appréciait tant la demoiselle : pour son caractère embrasé.

Akira la regardait toujours, l'esprit un peu occupé par de nombreuses pensées. Il regardait ses mèches assombris par le manque de lumière, ses yeux clos aux paupières finement dessinées, à ses lèvres légères et admirablement bien tracés. Ses lèvres ... Il lui prenait soudainement l'envie de les prendre, comme cela, sans vraiment savoir pourquoi. Mais pourtant, il se réfrénait, n'osant jamais faire le premier pas pour être plus proche d'elle.
Quelle relation entretenait-il avec elle ? Que représentait Lenalee pour lui ? Au départ, ce n'était qu'une jeune Shinigami devenu à moitié Hollow tout comme lui, qu'il avait rencontré après un Quiproquo dont il ne se souvenait plus. Et au fur et à mesure, elle était devenu sa colocataire, vivant avec lui dans cette maison simplement meublé qu'il avait trouvé vide, déserté par ses anciens occupants. Au début, il était vrai que son caractère enjoué et enfantin insuportable aux yeux du Akira d'autant, froid et toujours semblant de mauvais humeur. Mais maintenant, ils l'avaient changé, elle et lui. Lenalee et Mukuro, tout deux l'ayant un peu métamorphosé caractériellement malgré lui, chacun de leur façon.
Mais maintenant, qu'était-elle pour lui ? Une compagnon de route ? Une amie ? Sa partenaire ? Au plus ? Il n'en savait trop rien, et n'avait jamais pris le temps de vraiment y réfléchir pleinement. Mais pourtant, il aimait être avec elle, lui parler, et ces rares moments où ils se touchaient. Il avait toujours placé une limite entre eux, sûrement pour se protéger lui. Certes, il avait changé depuis ce fameux soir, et il le savait. Son coeur et son âme étaient protégé par cette glace, et c'était pour cela qu'il imposait cette limite entre lui et quelconque. Il ne désirait pas être proche d'une autre personne,e t tout ceci pour ne pas lui faire de mal, à cause de "lui". Que devait-il faire alors ? Comment devait-il se comporter envers elle ? Devait-il lever cette limite, pour elle ?

-Je ne dors plus a cause de ton canapé! C'est un véritable outils de torture ce truc! Je suis explosée, a force! Et je rattrape mes nuits entre 14h et 16h dans ta chambre a toi quand tu es parti... Et il est hors de question que j'élise domicile dans la petite chambre ou il y a à peine la place pour mes vêtements. Elle est trop sinistre, cette chambre. Et le matelas n'est même pas confortable, je meurs de trouille la dedans!

Hein quoi ? Pourquoi elle se plaignait subitement ? Ah oui .. Elle avait dit qu'elle était fatigué ... Il ne s'était écoulé que quelque secondes entre les deux phrases, voir trente, au grand maximum. Mais ces sentiments que lui avait procurer la chute, et la situation avaient rendus la chute plus longue, ralentissant le temps, ainsi que la notion de temps de Akira.
La Vizard ne répondit pas sur le coup, continuant à chuter en silence, avec seul font sonore le sifflement du vent. Il songeait aux paroles de Lenalee. Bon, il est vrai que le canapé n'était pas très confortable ... Il allait donc dormir dans le canapé, et elle dans son lit, pour les quelques nuits à venir. Soudainement, elle se blotti plus fermement à lui, resserrant son étreinte. Son visage afficha une mine épuisé, avec une étrange moue. Et juste avant qu'il ne puit répondre, elle ajouta avec une voix suppliante.

- ça te dérangerait que je dorme avec toi, cette nuit?


Leur chute allaient bientôt se terminer, le sol se rapprochait de plus en plus, et cela ne lui laissa pas le temps de répondre. Il était resté perplexe pendant quelques instants, ne sachant quoi répondre face à cette proposition. Que devait-il dire, ou même ajouter ?
Soufflant lentement, il posa ses pieds contre la façade de l'immeuble. Ses chaussures sifflaient et laissaient une traîné de fumée derrière elle lorsque le contacte entre le métal et ses semelles s'était fait. Une impulsion à l'aide de ses jambes plus tard, et il se retrouva sur le toit d'un petit hangar, atterrissant souplement en pliant les jambes, alors qu'un quelconque humain se serait écrasé comme une misérable crêpe. Tenant Lenalee par les jambes pour éviter qu'elle ne tombe à cause de la force de la répercutions de l'atterrissage, il le pris par la taille et la lâcha au sol. Il laissa un instant sa main contre sa hanche, l'esprit encore embrumé par toute ces sensations. Et lorsqu'il se rendit compte que sa main se situait sur un endroit non prévu à cette effet, il la retira rapidement, rougissant légèrement tout en détournant le regard furtivement. Heureusement que son visage était déjà rougis par la chute, masquant son rougissement dû au gène. Il leva les yeux au ciel, fixant le point d'où ils venaient de tomber.

- C'est d'accord ... Mais juste pour cette nuit.

Il n'avait pas détourné le visage pour voir sa réaction, mais il voyait déjà son sourire innocent s'afficher sur son visage. Il soupira, avec un petit sourire, et un cours froncement de sourcil. Elle en profitant .. C'était tout elle.

- Au faite... J'ai ramené un chien a la maison. Il est adorable, tu verras

Face à cette curieuse annonce, il fit volte-face, et fixa Lenalee avec une mine bouche-bée. C'était rare qu'il affiche ce visage. La dernière fois, c'était quand elle lui avait annoncé qu'elle avait fait cramé la cuisine entière. Mais là, c'était drôlement différent ! Aucun réparateur serait d'accord pour régler cet épineux problème à poil !

-Par ... Pardon ? Tu as ... Ramené un chien ? Un chien ... Un truc a poil, qui aboie et qui t'empêche de dormir ?

Alors qu'il était entrain de parler, il mimait à moitié les scènes, avec toujours cet air effaré et un peu perturbé. C'était inconcevable, elle n'avait pas pût emmener un chien. Elle, félin dans l'apparence et l'âme, n'avait pas embarqué un chien chez lui. Et surtout sans son autorisation !

-Mais c'est quoi ce bordel ?! D'une, j'te cherche à s'en écrouler de fatigue dans toute la ville, parce que ça fait plusieurs jours que tu laisse pas de nouvelles. De deux, tu me demande de dormir dans MON lit. J'te dis oui, et en plus, tu me ramène un chien ! Un chien Lenalee ! Un truc bourré de poil que j'arrive pas à supporter ! Mais pourquoi tu nous ramène ça ?

Il se passa la main dans les cheveux, soupirant, avec cet air las qui avait si souvent. Il fixa le ciel, essayant de distinguer les quelques étoiles qui avaient échappé à ce camouflage fait par les lumières artificielles. Il ferma les yeux un instant, profitant d'une brise fraîche qui ébouriffa ses cheveux. Il soupira encore une fois et rouvrit les yeux sur Lenalee.

-Je suppose que j'ai pas le choix, hein ?
-Il faudrait lui trouver un nom, dit-elle en riant, accompagné d'un radieux sourire.

Une veine apparut sur le front de Akira, palpitante et aussi rouge que son visage toujours remplie de sang dû à la chute. Il serra les dents et fronça les sourcils. Et ça l'amusait, sachant éperdument que cela l'énervait. Il tourna la tête avec un air farouche, tournant le dos à Lenalee. Il croisa les bras, et fixa l'étendu de la nuit qui plongeait la ville dan sun profond sommeil.

-Tu trouvera bien quelque chose qui te conviendra ... J'te laisse le nommer, ça me regarde plus.

Il s'avança vers le rebords du Hangar qui était grand d'environ 15 mètres. Il se pencha pour y voir le sol, et se tourna une dernière fois vers Lenalee, lui faisait un signe de la tête avant de sauter vers le sol.

-Bon, on y va cette fois ? Je commence à être fatigué à t'avoir cherché ... Et t'as un chien qui t'attends si j'ai bien compris ...
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Jeu 16 Juil - 22:01

J’étais collée a lui, à son dos. Jamais, Ô grand jamais, je n’aurais pensé que ce contact pourrait être aussi agréable. J’avais comme des papillons dans le ventre rien qu’à y penser. Ses cheveux volaient au gré du vent et du mouvement que l’on effectuait. Ils sentaient si bon. L’odeur de son shampoing. C’était comme de la vanille fraichement coupée, mélangé a son après-rasage que je trouvais fort agréable.
Je ne savais pas comment vous expliquer Ô combien je pouvais adorer la vanille a ce moment même. Je plongeai mon visage au creux de son cou pour mieux l’apprécier. C’était un moment unique et magique. Je sentais mon cœur battre un peu plus fort dans ma cage thoracique. C’était a la fois agréable et désagréable. C'est-à-dire qu’il battait pour lui. Peut être même pouvait il le sentir, sentir ses pulsations. Mais cela me faisait mal.
Un mal de chien, ouais. Parce que je savais, même en le sentant contre moi, même en tremblant encore alors qu’il m’attrapait les jambes pour mieux me tenir. Même s’il échangeait un contact on ne peut plus prolonger avec moi, je savais qu’il n’éprouvait et n’éprouverait jamais autant que moi. Ou si c’était le cas, ça ne serait pas de la même façon, j’en étais certaine. J’espérai me tromper, parce que ça voudrait dire qu’il était amoureux de moi. Mais je n’y croyais pas du tout. Non, du tout.

Ça ne valait pas le coup d’espérer autant. Je ne valais pas le coup, en tout cas. C’était ainsi que je le ressentais tandis que je déblatérai des paroles au sujet de mes affreuses nuits. Je ne lui fis pas part de mes cauchemars, même si au fond, j’aurais peut être dût le faire. Je ne préférai pas m’aventurer sur ce sujet tout de suite, de peur de passer pour une grosse nulle. Il était donc mieux d’éviter d’en discuter pour l’instant et de laisser le temps a mes mauvais songes de s’en aller. Peut être aborderai-je le sujet lorsque j’irai mieux, mais je n’étais absolument pas sûre d’en avoir envie.
Et comme vous le savez, mes envies passent très souvent avant tout le reste. Les félins étaient en générale des égoïstes purs et durs. Cela valait aussi pour moi, car il était très rare que je fasse passer quelqu’un avant mes désirs. Peut être Aika, parce que c’était ma meilleure amie et que je la considérai comme ma sœur. Mais en générale, si on avait l’impression que je protégeai quelqu’un, ce n’était qu’un pur hasard. Ce n’était pas mon genre.
Je chassai pour ma survie, pour me nourrir, pour m’amuser. Donc en somme, s’il m’arrivait de m’interposer dans un combat, c’était que soit, ça se passait mal pour mon coéquipier et que je ne tenais pas à mourir après, ou que soit, l’adversaire m’intéressait et que j’avais une envie sadique de l’humilier et le détruire. Rien de plus simple. L’on me construit souvent une image de fille géniale et généreuse, mais il n’en était rien. J’avais juste envie d’adrénaline, de sang parfois, d’un moyen de me défouler. Ce qu’Akira ne comprenait pas.

Non, lui était une personne beaucoup plus noble d’âme que moi, c’était clair. J’appréciai sa façon de penser, mais sans plus. Au fond, ça n’avait pas vraiment de sens pour moi, vu que je ne réagissais pas de cette façon. Non, lui était un preux chevalier qui libérait les âmes errantes de leurs corps d’enfer. Lui éclairait de sa bonté les gens perdues dans les ténèbres de la ville, les purifiant de sa lame. C’était une noble cause que je ne voyais pas de cette façon.
Comme dit plus haut, j’avais un instinct beaucoup plus développé, dut a mon côté animal très accentué. Alors, pour moi, les Hollows étaient simplement mes proies, et les personnes plus évoluées et plus dangereuses que les Hollows (les Arrancars donc), étaient des proies on ne peut plus attrayante. Mes yeux de chat se posèrent sur le visage d’Akira, mon coéquipier. Dans un sens, peut être valait il mieux que je me reconvertisse en bonne samaritaine, comme lui. Mais déjà, cela m’ennuyait plus qu’autre chose.
Rien que d’y pensait, je m’ennuyais déjà de ce qui pouvait arriver. Ou ne pas arriver justement. J’étais certaine que mon sadisme avait un sens un peu plus poussé. C’était ainsi que j’acceptai et ne disais rien sur le rôle de justicier qu’il se donnait, et que lui en faisait de même, au courant de mes airs de félins féroces lorsque l’on me cherchait un peu trop sur ce terrain. Il avait déjà tenté de m’expliquer que ce n’était pas bien, mais il savait trop bien aujourd’hui que ça ne valait pas la peine de risquer des morsures et griffures pour si peu. Le tout était que le travail était fait, voilà.

- C'est d'accord ... Mais juste pour cette nuit.

Un sourire apparut sur mes lèvres, s’étirant et me donnant des airs enfantins. C’était une excellente nouvelle, car ainsi, je pourrais enfin passer une nuit complètement et pleine. Peut être même une nuit sans cauchemars. C’était encore mieux. Peut être qu’à ses côtés, je saurais me sentir mieux. Apaisée était ce que je cherchai a être. Sans pour autant y arriver. Il n’y avait plus un matin ou je me levai de bonne humeur. J’étais sans arrêt sur mes gardes.
Sans raison particulière, mes sens étaient aux aguets, tout le temps. Comme si je sentais qu’un problème allait nous tomber sur le coin de la figure a un moment donné. C’était parce que je craignais mes songes. Nous atterrîmes tout les deux sur le toit d’un hangar, après un de ses fabuleux jeux de jambes qui fit qu’il n’eut aucun mal à s’arrêter. Il me descendit de ses épaules, doucement pour me poser a ses côtés. Ses joues étaient empourprées. C’était adorable. L’air frais lui avait fait ça. Et puis, je lui parlai du chien.
Naturellement, sa réaction fut quasiment immédiate. Je m’en doutais qu’il n’apprécierait. Mais je m’en fichais, je n’avais pas l’intention de laisser partir mon nouveau pote a quatre pattes. Bien sur, il n’aimait pas tellement que je fasse cela sans lui demander son avis, après tout, c’était sa maison. Mais là n’était pas le problème, je n’avais pas de chambre, je ne dormais plus et je me sentais mal en ce moment, il était donc légitime que j’ai un animal de compagnie. Et même le chaton qui sommeillait en moi avait envie d’avoir un ami canin. Et toc.

- Mais c'est quoi ce bordel ?! D'une, j'te cherche à s'en écrouler de fatigue dans toute la ville, parce que ça fait plusieurs jours que tu ne laisse pas de nouvelles. De deux, tu me demande de dormir dans MON lit. J'te dis oui, et en plus, tu me ramène un chien ! Un chien Lenalee ! Un truc bourré de poil que je n’arrive pas à supporter ! Mais pourquoi tu nous ramène ça ?
- Pourquoi, hein ? répétai-je avec une pointe d’énervement dans la voix.

L’on pouvait voir alors une veine palpitée sur mon front. En effet, il ne valait mieux pas m’énerver, surtout dans mon état de fatigue très avancée. J’allai répondre du tac-au-tac et je le regretterai après, mais tant pis, vraiment, tant pis.

- Parce que d’une, tu vas rester poli avec moi ! De deux, la seule personne sur le point de s’écrouler de fatigue ici, c’est moi. De trois, je ne suis pas a ta botte et je ne suis pas ta copine, je ne t’ai jamais demandé de venir me cherchai. Ensuite, si en effet, ta chambre était la mienne, crois-moi, tu n’aurais pas un pote à quatre pattes chez toi ! Alors tu vas me faire le plaisir de faire un effort pour le garder a la maison et être gentil avec lui, parce que figure toi que si je ne dors pas la nuit, j’aimerai au moins avoir de la compagnie.

Ça avait le mérite d’être clair. Ma voix tremblait d’énervement, j’étais ferme dans mes propos. Humeur de lynx, je changeai de facette à chaque secondes. Comme quoi, il m’était très facile de mordre et d’attaquer, sans raison. Suffisait d’un rien.

- Je suppose que j'ai pas le choix, hein ?

En effet. Il n’avait vraiment pas le choix. Et il avait compris. Mieux valait maintenant qu’il se calme et qu’il ne me cherche pas plus. C’était risqué pour lui sinon. Je lui fis un sourire, ajoutant qu’il faudrait lui trouver un nom, mais il ne tarda pas à changer de sujet en disant qu’il était temps de rentrer maintenant. Sa mauvaise foi m’agaça un peu, mais je ne relevai pas, de peur d’avoir de nouveau a m’énerver contre lui. Ce que je ne tenais pas a faire.
J’avais les nerfs en boule, je n’y pouvais rien. J’étais irritable et fatiguée, sur le vif. Je réagissais tout le temps au quart de tour, sans savoir pourquoi d’ailleurs. J’étais exténuée, même plus en possession de mes moyens, j’avais peur aussi, peur de l’inconnu, de l’avenir, de moi-même. Je ne disais rien sur mes craintes, préférant largement les taire plutôt que passer pour une dingue, pour une psychopathe. Je me devais de me rassurer pour aller mieux.
Je le ferais toute seule, comme j’avais toujours procédé avant. Officiellement, avant Akira, j’avais toujours été seule. Et en y réfléchissant, je ne savais pas ce qui me retenait auprès de lui, mise à part l’amour que je lui portais. J’étais un lynx, un chat, un animal solitaire. Je ne vivais pas en troupeau. Est-ce que cet amour en valait la chandelle ?

- Bien, allons-y, dis-je en passant devant lui grâce un Shunpô.

Je pris les devants tout le reste du chemin qui se passa dans le calme. Un silence assez pesant pourtant. Je savais que m’engueulé, céder a mes pulsions n’étaient pas une bonne idée du tout. Bien que cela m’eusse fait du bien, je ne voulais pas que ça recommencer. Je devais décidément apprendre à me contrôler, surtout que cela allait me jouer des tours un jour. Ma franchise avait des limites heureusement.

- Je… Je suis désolée pour tout a l’heure Akira-kun… Je me suis emportée… pardonne moi ?

C’était légitime. Je lui devais des excuses. Je n’avais pas été gentille du tout même.
Nous arrivâmes rapidement devant notre porte d’entrée. Je passai la clef dans la serrure, dans le jardin, l’on remarquait une niche, que j’avais pris plus tôt en compagnie de Shinji, que de bon souvenir. Et puis, en ouvrant la porte, je me glissai sur le côté. Une ombre furtive bondit alors, agilement, sur Akira-kun. Voilà les présentations de faite…


Un peu court, désolée ><"
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Ven 24 Juil - 20:20

La nuit était enfin pleinement tombé sur Karakura. Une légère brume s'élevait au dessus de la ville, rendant l'atmosphère encore plus lourde qu'à l'ordinaire. Akira poursuivait sa course à travers la ville endormis, courant de toits en toits, rebondissant à coups de Shunpô pour atteindre avec faciliter le haut des maisons qui surplombait la rue. Elle était devant lui, et chacun de ses mouvements faisaient danser sa longue robe sombre comme un voile se mouvant au grès du vent. Un léger bruit sourd se faisait entendre régulièrement lorsque ses bottines touchaient les tuiles des toits. Ses cheveux virevoltaient, poussés en arrière par le vent venant de face, qui soulevait également les mèches de cheveux de Akira, dévoilant son front marqué de rides. Ses marques étaient dû au cruel manque de sommeil, et à ses petites sautes d'humeur de plus en plus fréquentes. Le froid commençait à lui mordre au visage, l'obligeant à plisser les yeux. Mais il continuait à l'observer, de dos, toujours en silence.
Elle s'était de nouveau mise en colère, et encore contre lui, et encore pour des raisons futiles. Elle l'accusait de s'énerver parce qu'elle imposait la présence d'un animal dans sa demeure. C'était tout à fait légitime de sa part, lui qui ne supporte pas la présence d'animaux dans son quotidien. Et si elle ne dormait pas bien dans ce canapé, rien ne l'empêchait d'en acheter un autre ! Il ne savais pas si la demoiselle avait un travail, ramenant lui-même de l'argent en faisant des petits boulots par-ci par-là, et en ramenant de la nourriture dont la provenance et le moyen d'obtention était à se poser des questions. Mais le résultat était là, et lui et sa colocataire ne manquait de rien. Alors, pourquoi se plaignait-elle ?

Il l'avait toujours hébergé chez lui, depuis leur rencontre. Au début, elle était venu à l'improviste, s'incrustant aimablement chez lui. Mais essayant au départ la chasser, elle revenait toujours au foyer, tel un chat qu'on essayait toujours de faire fuir. Et de fil en aiguille, elle s'était définitivement installer chez lui, jusqu'à un date provisoire en disant que ce n'était que pour une nuit. Mais elle était toujours là. Elle avait hérité du canapé, au défaut de ne pas avoir un second lit. Et le jeune homme avait catégoriquement refusé de léguer sa place dans le lit à le demoiselle. Il était chez lui, même si cette baraque était voué à l'abandon et que Akira ce l'était approprié. Et tout cela pour dire que rien n'empêchait à quiconque de pouvoir changer le canapé. Sois elle n'en avait pas les moyens, sois elle n'en avait pas vraiment l'envie, ou sois elle n'en avait pas la force d'aller jusqu'à un magasin pour aller en choisir un nouveau. Quelque sois la raison, il était loin d'être fautif dans l'histoire. Mais était-ce seulement l'état du canapé et de ses horribles ressorts qui empêchait Lenalee de passer une agréable nuit ? Akira l'avait déjà vu se remuer violemment dans la canapé, lorsqu'il était simplement parti se rafraîchir au cours de la nuit. Elle remuait, marmonnait, transpirait et semblait avoir peur de quelque chose lors de son sommeil. Elle faisait de plus en plus de cauchemars au cours de ses nuits. Mais jamais Akira n'avait essayer de débuter une discutions à propos de ses nuits agités, et jamais elle n'était venu en parler auprès de lui. Il ne faisait alors que se taire, et d'attendre que cela se calme, ou qu'elle daigne en parler. Mais ce n'était pas une raison qu'elle porte ses nerfs sur lui alors qu'elle ne passe pas de bonnes nuits !

Il est vrai qu'il avait réagi plutôt violemment lorsque Lenalee avait annoncé l'arrivée d'un chien dans la maison. Mais il était fatigué, à toujours bougé, courir, chercher dans les quarres coins de la ville pour la trouver. Il n'avait d'ailleurs pas aimé la remarque de Lenalee disant qu'il n'avait pas à la chercher parce qu'elle n'était "n'était pas à sa botte, et n'était pas sa copine". En effet, elle était libre de partir, et de vivre sa vie au large. Mais tant que ses affaires seront sous son gîte, il avait encore une responsabilité envers elle. Elle faisait parti de sa "famille" non ? Et la voir toujours disparaître ne l'aidait pas dans sa tâche. Mais une question revenait souvent, et était désormais bien plus présente dans son esprit après la remarque de Lenalee. Était-elle une amie, sa soeur, ou encore bien plus ? Mais Akira mit cette question rapidement de côté, l'ajoutant à la pile de questions encore non résolues. Il devait se calmer, et arrêter lui aussi de s'énerver.

Cela faisait bien quelques minutes que les deux jeunes gens couraient à un rythme soutenu à travers la ville plongé dans le silence et le sommeil. A leur droite, la rivière serpentait un chemin au milieu de Karakura, vers la mer qui se formait à l'horizon. La brume se faisait de plus en plus dense au dessus de l'eau, ce rependant partout au dessus de la ville. L'air devenait encore plus lourde, se chargeant d'humidité. Oui, il allait bientôt pleuvoir.


- Je… Je suis désolée pour tout a l’heure Akira-kun… Je me suis emportée… pardonne moi ?


Elle s'était déplacé, se retrouvant désormais à ses côtés. Elle le regardait d'un regard insistant, et à la fois désolé. Lui fixait toujours l'horizon devait lui, là où se trouvait la demoiselle quelconque secondes auparavant. Rebondissant de nouveau sur un toit de tuiles sombres, il ferma un instant les yeux. Il soupira une énième fois, toujours à son habitude, et rouvrit les paupières, sans adresser un regard à Lenalee.

-Ce n'est rien. On est fatigué, on a tous son moment d'énervement. Je te pardonne ... dit-il doucement, en adressant cette fois-ci un petit regard au coin à Lenalee.

Son regard était à la fois doux, chaleureux mais un soupçon distant. Elle ne devait pas culpabiliser pour si peu, même si ce léger conflit l'avait irrité un temps sois peu. Mais il commençait à trouver cela lassant.

- ... pour cette fois, songea-t-il, avant de dépasser la Vizard avec un Shunpô rapide.



Ils arrivèrent enfin devant la porte d'entrée de leur "chez-eux". Akira s'arrêta à quelque mètres de la porte, tandis que Lenalee l'ouvrait à l'aide de la clef. Le jeune homme remarqua une niche, posé non loin de l'allée, entre la haie et la façade de la maison, en plein dans la jardin. Elle n'avait pas acheté de nouveau canapé, mais une niche, ça, elle y avait pensé. C'était sans aucun doute le nouveau logis du nouvel ami de Lenalee. Au moins, il envahira pas la maison ...
Akira entendu le cliquetis familier de la serrure, et la Vizard ouvrit la prote, se décalant rapidement de l'entrée. Akira ne fut pas aussi rapide, laissé un peu perplexe par le drôle de réflexe de Lenalee. On a jamais eu du monstre dans la maison, alors pourquoi faisait-elle cela ? Et bien, maintenant, on en avait un ...
Une petite forme se jeta sur le garçon, le faisant trébucher. La surprise ne l'avait pas laisser le temps de garder son équilibre, et il tomba lourdement sur le dos, pousser par la masse qui venait de lui tomber dessus, en plein dans le visage. Une chose visqueuse et gluante commença instinctivement lui touché la face, allant de bas en haut sur sa joue. Akira ferma els yeux un instant, le temps de reprendre possession de ses moyens. Et lorsqu'il les ouvrit, il y découvrit le nouvel ami à poil de Lenalee : Le Chien. Il était plutôt petit, contre toute les attentes de Akira. Ce n'était pas un chiot, mais il était plus petit que ce qu'il avait imaginé lorsque Lenalee lui avait annoncé la nouvelle. De couleur châtaigne tiré vers le brun, la tête du jeune chien était typique à sa race : celle des labradors. Le nom de la race canine dont appartenait cet animal était venu subitement dans l'esprit du garçon. Où l'avait-il déjà entendu ? Sûrement lors d'une de ses promenades au centre-ville, qui sait.
Il souleva tant bien qe mal la bête et la posa à côté de lui, tout en se relevant. Le Chien le regardait avec ses petits yeux noirs, tout en haletant et en se léchant les babines. Il esquissa un mouvement vers l'avant mais Akira mit sa main devant lui, le regardant avec les sourcils froncé, avec un air voulant clairement dire "N'y pense même pas". Il était hors de question que ce chien retente une quelconque tentative pour sauter de nouveau sur lui. Il examina le chien une dernière fois, échangeant encore une fois un regard avec la boule-de-poil et le garçon fit volte-face pour se dirigé vers l'entrée.

-Rentrons rapidement, il commence à faire froid.

Il dépassa Lenalee et rentra dans la maison. Il alluma instinctivement les lumières, et l'entrée s'éclaircit, éclairé par les lumières murales. Il rentra d'un pas lent dans le salon, jeta sa veste sur une chaise et s'assit lourdement dans un fauteuil, près du foyer du feu qui crépitait depuis son départ. Il soupira, et pencha sa tête en arrière, fermant doucement les yeux. Qu'est ce qu'il faisait bon dans cette demeure ... Mais cette courte soirée risquait de ne pas être que douce.
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Mar 28 Juil - 0:06

Le doute.
C’était sûrement ça qui embrumait nos cœurs. Le doute nous rongeait dans que nous nous en rendions compte. Ça nous tombait dessus, sur le coin de la figure, alors que nous n’avions rien demandé. C’est cela même qui s’emparait de nos tripes lorsque l’on combattait un ennemi. Cette petite voix dans notre tête qui nous soufflait sans cesse, sans se fatiguer : Tu peux perdre, et tu le sais. Je ne te sers pas a rien, je te préviens juste que rien n’est joué, que de tout façon, ton avenir est loin d’être assuré.
Ouais, c’était elle-même qui s’époumonait lorsque l’on sentait la fin s’approchait, qui nous distrayait, nous occupait l’esprit alors que nous devions nous concentré sur autre chose de plus complexe qu’elle. Tu vois, j’avais raison. Tu vas perdre, et je t’aurais prévenu, répétai t’elle inlassablement dans notre tête en ricochant sur nos parois osseuses continuellement sans jamais avoir l’idée d’arrêter, tel un écho.
Le doute était ce qui nous rendait particulièrement fou, en fait. C’était ça qui nous faisait perdre notre contrôle. Doute et tu mourras me répété Nekomata a nos débuts en tant que Shinigami a la Seireitei, contre des Hollows, de toutes tailles, de toutes sortes, il me le disait, me le ronronnait a l’oreille pour m’encourager « doute et tu mourras » et aujourd’hui je pouvais affirmer Ô combien il avait raison. Douter revenait à perdre le contrôle de nos capacités et de notre jugement. Les gens normaux, Shinigamis et Arrankars surtout, ne devaient pas laisser de place au « doute ». Parce que dans un combat quelconque, l’instinct devait primer par-dessus le reste, et le doute s’installait lorsque la logique arrivait.

Pourquoi est-ce que je déblatérai sur ça, d’ailleurs ? Je n’en avais aucune idée mais cela devait forcément me mener quelque part. Peut être a mon état psychologique actuel. Je n’en étais pas bien sûre. En tout cas, mes pas me menaient très loin dans les longues rues de Karakura City. Ville éclairé par des lampadaires, un ciel vêtu d’un long manteau nuageux et lourd de maux trop nombreux pour qu’il puisse tous les porter. Je savais qu’un instant ou l’autre, des fines perles tomberaient de ciel chargé de remords pour déverser sa tristesse sur nos pauvres caboches.
Shunpô après Shunpô, d’une marche rapide et agile, nous avançâmes dans la pénombre effrayante de la grande ville, laissant divaguer nos pensées au gré de l’air qui nous fouettait le visage tant notre vitesse était accrue. Les miennes étaient sûrement plus sombres que celle de mon coéquipier, et c’était tout naturel, vu que nous n’avions pas tout les deux la même vision de la vie et des gens. Je sentais deux yeux rivés dans mon dos, son regard qui me sondait sans me lâcher. C’était pesant, pour moi en tout cas.
J’avais l’impression qu’il cherchait en moi une information que je voulais cacher, rien qu’en lisant mes mouvements de dos. C’était stupide, certes, mais je ne pouvais m’empêcher de cacher ce que je craignais que l’on découvre, sous une couche de secrets sans intérêt, eux-mêmes caché dans un coffre fort dont moi seule connaissait le code…

Mes yeux se perdant dans cette multitude de pensées camouflés, nous ne tardâmes pas à atterrir a la maison, en avance, plus en avance que je ne l’aurais pensé en faite. Je pensais m’être plus enfoncé dans la ville pour cette chasse aux Hollows improvisés. Mais il n’en était rien en faite, car quelques minutes nous avaient suffit pour regagner la maison d’Akira. Lorsque j’y repensais, en faite, cette maison, elle ne m’appartenait pas. Et très souvent, son regard me le rappelait.
C’était ses yeux qui pesaient sur ma conscience, me rappelant en effet que s’il ne l’avait pas voulu, alors je n’aurais jamais passé le seuil de cette porte. Je faisais mon possible pour lui être agréable et rendre cette maison habitable. J’avais tout rangé, nettoyé, j’avais remis le salon en état alors qu’il tombait en morceau, la cuisine (surtout après y avoir mis le feu en faite), en sortant tout les sous de ma poche. J’avais appris a cuisiner pour lui, pour qu’il n’ait pas a le faire le soir, lorsqu’il rentrait.
Certes, je n’étais pas non plus la colocataire idéale, ni la plus invitée a rester ici. Je prenais souvent mes aises, je me sentais parfois seule et mal, tourmentée par ce qui me hantait, mais je m’inquiétais pour mon coéquipier et Ô grand jamais je ne lui avais demandé de venir me chercher. J’estimai donc que s’il était fatigué, cela n’était pas de mon ressort.

Notre relation avait toujours été très ambiguë en effet. Mais il mettait tellement une barrière immense, aussi grande, large et solide, entre nous, que pour ma part, je n’arrivai même pas a douter de la nature de ses sentiments. Il ne m’affectionnait pas autant que moi je pouvais tenir a lui, et ça me faisait du mal, ça aussi. Mais de ça, je ne pouvais pas m’en plaindre, parce que dans le fond, il n’avait rien a se reprocher la dessus.
Et c’était certainement ça qui me rendait le plus dingue, plus dingue que je ne l’étais déjà en réalité. Ne pas pouvoir lui hurler a quel point je l’aimais été un comble, une envie étouffée et douloureuse de surcroit. Alors comment ne pas devenir sénile avec cette tornade d’émotion qui me possédait sans jamais pouvoir s’extériorisé ? en faite, comment ne pas douter de sa propre nature, de sa propre existence en sachant que ce que l’on pouvait éprouver n’avait pas d’intérêt particulier, ni de sens, ni même une raison d’exister. Parce qu’en effet, ce qui me retenait auprès d’Akira était peut être cette attirance sans borne, cette amitié tant fraternelle et mon amour a son égard irraisonnable et immodéré.
Je me sentais stupide, honteuse, peinée, et j’avais toutes les raisons de l’être. Parce qu’importait ce que je faisais, qu’importait les bonnes actions que je pouvais effectuer, il ne retenait que les mauvais moments, les mauvais côtés, mes sauts d’humeurs truculentes, et le « toussa toussa » qui me faisait moi. Avais-je encore des qualités qui pourraient éventuellement lui plaire ?

Voilà, le doute, ça menait a ça lorsque vous vous teniez devant votre porte d’entrée, l’ouvrant a la volée en vous écartant pour laisser passer une bestiale d’une couleur chocolaté qui n’hésita pas a bondir sur son second maître désigné d’office. Lui léchant le visage à pleine langue alors que celui-ci répugnait particulièrement cette manie qu’avaient les animaux de faire ça pour témoigner leurs affections. Stupide Lena, stupide, stupide. Akira me détestait maintenant, j’en étais certaine.
Je ne pensais pas que sa haine pour les animaux à quatre pattes était aussi notable. Mais soit, peut être devais-je mettre de côté mon égoïsme pour qu’il se sente a l’aise chez lui. Peut être même devais-je faire mes valises pour m’enfuir et le laisser enfin vivre une vie convenable, seul, comme il était tant l’être. C’était peut être des conclusions attive, mais j’étais certaine maintenant de vouloir le lui posé pour en être sûre a cent pour cent.
Il passa l’encadrement de la porte après avoir repoussé notre compagnon canin. Moi sur ses talons, je passais a mon tour l’entrée, enlevant mes bottines pour les ranger dans un placard dans l’entrée ou j’avais l’habitude de ranger mes innombrables paires de chaussures. Je le regardai tomber lourdement dans un fauteuil pour s’y installer confortablement, regardant le feu crépité dans son antre sans même me jeter un coup d’œil. Je refermai la porte d’entrée en claquant cette dernière, poussant un long soupir.

Mes pas me menèrent dans la salle de bain, ou je ne tardai pas a retirer tout mes vêtements pour me plonger dans une douche presque bouillante. La vapeur me montait a la tête, m’ensuquant un petit peu. L’eau coulait le long de mon corps glacé par notre petite course de plus tôt. Enfin, mes tremblements me quittèrent pour laisser place a une pseudo-paix intérieur que je ne gagnai qu’à chacune de ces douches si reposante et relaxante.
Toussotant sous l’eau en fermant les yeux, je m’adossai au carrelage glacé contre le mur entourant la douche, laissant échapper un long soupir désespéré. Le visage de Shinji me revint en tête et très vite, cette vision m’amena à autre chose de plus important encore. La guerre qui allait éclater plus vite que nous le pensions.
Allais-je y prendre part ?
Question qui se posait légitimement, parce que c’était ma vie, celle de mes compagnons, qui étaient en jeu, et qu’en faite, je ne voulais pas voir disparaitre des gens auxquels je tenais plus que tous. Même si nous n’étions plus des alliés, avec la Soul Society en particulier, même si je ne les fréquentai que rarement, j’estimai que la situation était assez préoccupante pour que je m’en soucis. Pour mes amis du hangar, pour Akira, comme pour Aika. C’était notre ville et ses habitants qui étaient en danger. Je sortis donc de ma grotte en vitesse, m’entourant de ma serviette sans prendre la peine de me rincer ou de m’essuyer, ouvrant la porte avec vivacité, j’avançai toujours avant de me rendre compte que mes pieds étaient trempés et je manquai de tomber une fois de plus aujourd’hui. Me rattrapant au canapé qui se trouvait là, je poussai un long soupir avant de dire :

- Akira-kun, il faut que je sache plusieurs choses…

Mon visage avait une expression on ne peut plus sérieuse. Mes yeux se plantèrent dans ses iris noirs et vide de sens, troublants et mystérieux. Je déglutis un instant, maintenant mon regard du mieux que je le pouvais…

- Tu es au courant, n’est-ce pas ? De ce qui se passe avec Sôsuke et les autres ?... Est-ce que, par hasard… Tu comptes te battre… avec moi ?

Avec moi ? Oui, avec moi. Parce que ma décision était prise. Je savais, au fond, que j’allai me battre avec mes camarades pour protéger ce que j’avais mis du temps a construire. Notre amitié, notre fierté, notre vie. Pour mettre fin au cauchemar qu’Aizen nous faisait subir, jour après jour. Je savais que je ne perdrais pas mon Hollow en faisant ça, mais cela serait sûrement… une libération… émotionnelle si… fulgurante ? Je n’en avais aucune idée en sommes, mais je savais qu’il fallait assister a ça, s’y mêler. C’était de mon devoir de prêter main forte a mon ex capitaine.

- Et… Je voulais savoir aussi… si… euh…

Décidément, aligner des mots, ce n’était vraiment pas mon fort. Tenant toujours le dossier du canapé d’une main ferme, mes yeux le lâchèrent un instant, le temps de retrouver mes esprits. La première question était un fait qui ne devait pas m’échapper. La deuxième question, elle, ne me semblait pas aussi intéressante tout compte fait, et j’hésitai vraiment à la poser. Je passerai encore pour une folle a ses yeux, et je craignais par-dessus tout cela…

- Enfin… Akira-kun, me ressaisis-je, est-ce que tu veux que je partes de chez toi ?

Je le fixai toujours, serrant d’une main le dossier pour le tenir, et de l’autre la serviette qui m’allait de la poitrine jusqu’aux genoux. Et puis, je perdis mon regard sérieux au profil d’un stupide dont j’avais le secret.

- Oh, je dis ça comme ça tu sais ! m’agitais-je en lui faisant un signe de la main. Je m’inquiétais un peu, parce que je te cause beaucoup de soucis, que je ne suis pas la colocataire la plus sympa et que je fais tout le contraire de ce que tu me demandes, donc…

Et puis, je me calmai d’un coup. Mon visage se fit plus doux, mes yeux le fixèrent avec autant de tendresse, mon sourire s’étendit avec une once de tristesse, je finis par dire…

- … Donc si tu as envie que je m’en aille, que je fasses mes valises, je comprendrais, et j’irai ailleurs, Akira-kun…
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Dim 2 Aoû - 23:00

Le feu crépitait dans son chaud foyer, ondulait et formant de multiples dessins sur les murs, jouant avec les ombres et reflétant sa vive lumière sur le visage du jeune homme, perdu dans ses pensées.
Son regard, perdu dans le vague, fixait le feu qui brûlait les bûches désormais cramoisie depuis plusieurs heures déjà. Un bras posé sur l'accoudoir, et le second, coude appuyé et poings fermé contre la joue, soutenait son visage qui reposait tranquillement. Ses cheveux trempés et plaqués contre son front laissaient s'écouler quelques gouttes qui glissait le long de son nez, pour s'évaporer en bas du visage. Ses vêtements étaient trempés de haut en bas, et faisait écouler les gouttes d'eau sur la moquette dont la tâche ne cessait de grossir lentement. Akira était confortablement installé sur le canapé, en face de la cheminée. Sa respiration était lente, et profonde. Il 'avait pas parlé depuis qu'il avait franchi le seuil de la porte, ayant jeté sans précaution sa veste trempé sur une chaise voisine. Il se réchauffait lentement, et songeait.

Durant toute la journée, il avait ressentit une pression qui lui tenait encore le coeur. Une pression qu'il ne pouvait dire d'où cela provenait, mais il savait ce que cela annonçait. Ce sentiment oppressant, qui vous rendais mal à l'aise sans savoir pourquoi. Cette fois là, cela ne provenait pas d'un quelconque malaise avec Lenalee. Non, il était bien trop fatigué pour être perturbé par la jeune demoiselle et cette incohérence dans son coeur. Non, cela venait de quelque chose d'autre, quelque chose qu'il percevait légèrement. Il en avait déjà entendu parler, par Lenalee, ou des rumeurs de gens concernés qu'une guerre approchait, emmené par Aizen et ses hommes. Il ne savait plus vraiment pourquoi cette guerre devait avoir lieu à Karakura, mais il savait déjà qui y serait les adversaires du Royaume de Sôsuke : le Seireitei. Mais tout ceci ne l'intéressait pas. Il ne faisait parti d'aucun des deux camps, plus tout du moins. Et il n'avait aucune réelle rancune envers Aizen. Il lui avait offert un pouvoir qui l'avait rendu bien plus fort. Un pouvoir qui lui permettrait de protéger ceux qu'il aime. Mais peut-être que c'était le discours que Mukuro rabâchait si souvent qui avait fait disparaître cette haine avec Aizen. Un discours qui disait clairement qu'il n'avait aucune raison d'éprouver de la rancoeur envers cet homme qui lui avait tant offert, et que finalement, il s'en était sorti pas trop mal. En effet, qu'avais t-il à lui reprocher ?
Il avait fait souffrir tant de personnes, et l'avait transformer en bête sanguinaire, qui ensuite avait tué ses subordonnées. Il avait renversé l'équilibre du monde, en se proclamant maître de ce Monde Creux. Il devait payer pour tout ce qu'il avait fait, juste pour son profit personnel. Et il s'apprêtait désormais à réduire une population entière à néant, tout ceci pour le "pouvoir". Et il devait lui remercier pour lui avoir procurer ce "pouvoir" ?

Les jambes croisés, les pieds posé sur un tabouret, Akira jeta sa tête en arrière pour fixer le plafond blanc. Il ferma les yeux et poussa un long soupir. Avec habilité, Akira retira ses chaussures à l'aide de ses pieds, les jetant au pieds du tabouret. Il était presque sec désormais. Que faisait-elle ? Rien ne pouvait le faire distinguer le sons produit par les gouttes qui s'écoulaient de la paume de douche par rapport à celles qui tombaient dehors, mais le son de l'écoulement de l'eau dans les tuyaux parsemées dans la maison lui faisait bien comprendre qu'elle prenait une douche. Mais quelques instants plus tard, il en eu la conviction.
La Vizard sortit rapidement de la salle de bain, claquant la porte derrière elle, et pénétra aussi rapidement dans le salon. Akira releva la tête et aperçut une Lenalee débarquant avec comme simple vêtement la serviette autour d'elle, et qui avait une nouvelle fois failli tomber à terre. Elle avait les joues empourprées, sûrement dû à la chaleur qui devait désormais régné dans la salle d'eau. De la mousse s'étalait sur sa peau., faisait de multiples petites bulles. Elle ne s'était ni rincée, ni essuyée. Qu'est ce qu'il pouvait la mettre dans cet état d'empressement ?

Akira haussa les sourcils avec une mine d'étonnement lorsqu'il vit Lenalee débouler à moitié nu dans le salon, manquant de tombé par terre, se rattrapant au dernier moment au canapé voisin. Les joues d'Akira devinrent rapidement rouge, et il la regardait toujours avec ce visage étonné.

-À quoi tu joue au juste Lenalee ...
-Akira-kun, il faut que je sache plusieurs choses…

Elle l'avait coupé, le regardant avec un expression des plus sérieuse. Akira s'enfonça dans le fauteuil, et regarda la demoiselle avec les sourcils légèrement froncés. Qu'est ce qui pouvez ce passer pour rendre Lenalee ainsi ? Elle sembler trembler légèrement, se tenant debout face à lui, le regard planté dans le sien.

-Tu es au courant, n’est-ce pas ? De ce qui se passe avec Sôsuke et les autres ?... Est-ce que, par hasard… Tu comptes te battre… avec moi ?

Nous y voilà. Il se doutait bien qu'elle allez lui poser cette question. Elle ne lui laissait pas beaucoup de choix : sois il se battait avec elle, à ses côtés, ou sois il la laisserais se battre contre Sôsuke et ses hommes. Que devait-il choisir ? Voulait-il participer à cette bataille ? Mukuro, lui, ne voyait comme profit que l'amusement de se battre contre des hommes plus fort. Mais au sinon, i n'y voyais aucun bénéfice. Aizen ne pouvait plus lever la malédiction qui les avaient toucher, Lenalee et lui, et sûrement d'autres encore. Oui, d'autres, elle venait d'en parler. Il y avait donc bel et bien d'autres cas dans leurs genres. Akira était loin de savoir que son ancien capitaine et autres hauts-gradés du Seireitei d''il y a une centaine d'années étaient devenu tout comme lui des hybrides. Il savait très bien qu'il n'avait pas été le seul cobaye dans l'histoire, mais n'avait jamais eu un quelconque indice pour s'en persuader. Maintenant qu'il en avait la confirmation par Lenalee, sans même savoir qui cela pouvait s'agir, allait-il les aider à combattre cet ennemi commun ?

- Et… Je voulais savoir aussi… si… euh…

Les yeux légèrement perdu dans ses songes, Akira re-dirigea son attention vers son interlocutrice, qui semblait tout d'un cou beaucoup plus gênée, et moins déterminée. Ses mains se crispaient, serrant de plus en plus fort le dossier du canapé,, et son regard se détourna du siens, baissant lentement la tête un instant. Akira s'interrogeait du pourquoi elle se comportait ainsi. Elle était ... bizarre depuis qu'ils étaient rentré, et peut-être un peu avant.

- Enfin… Akira-kun, dit-elle en relevant les yeux vers lui, est-ce que tu veux que je partes de chez toi ?

Une expression d'étonnement s'inscrit sur le visage de Akira, complètement dépassé par la situation. Pourquoi elle lui posait cette question ? Et pourquoi maintenant ? Cette fois-ci, c'est son regard qui se détacha du sien. Il fixa le feu qui commençait à perdre lentement de sa grandeur.

- Oh, je dis ça comme ça tu sais ! Enchaîna-t-elle avec empressement. Je m’inquiétais un peu, parce que je te cause beaucoup de soucis, que je ne suis pas la colocataire la plus sympa et que je fais tout le contraire de ce que tu me demandes, donc… si tu as envie que je m’en aille, que je fasses mes valises, je comprendrais, et j’irai ailleurs, Akira-kun…
-Pourquoi tu m'pose cette question ?

Il pencha la tête sur le côté, fixant la Vizard du coin de l'oeil. Un petit sourire s'afficha sur ses lèvres, et son visage pris une expression douce et chaleureuse, que Akira n'avait pas fait apparaître depuis si longtemps. Il se leva du fauteuil, s'aidant de ses bras pour s'y extirper, et il s'approcha de Lenalee. Et sans dire un mot de plus, il la pris dans ses bras, une main derrière la tête, et une autre dans son dos, lui posant le visage contre son épaule.

-Tu ne me pose aucun soucis Lenalee ... Tu n'as pas à t'en faire du soucis pour ça. Mais si tu décide de partir, que ce soit à cause de moi ou quoique ce soit d'autre, je ne te retiendrais pas et je comprendrais. Mais sache que la porte te sera toujours ouverte.

Qu'est ce qu'il disait ? Les mots s'échappait tous seuls de sa bouche, sans qu'il ne fasse attention. Ses mots semblaient niais à ses oreilles, mais pourtant, il ne s'était pas arrêté. Pourquoi disait-il des choses ainsi ?
Ils restèrent un moment ainsi, Lenalee dans les bras du jeune homme. Et lorsque Akira repris ses esprits, il lâcha la demoiselle et se dirigea vers la porte d'où Lenalee venait de rentrer il y a maintenant plusieurs minutes. Il s'arrêta dans l'encadrement de la prote, tournant le dos à sa "partenaire".

-Je vais prendre une douche ... Va te changer, tu vas prendre froid, dit-il avant de disparaître dans le couloir.


La salle de bain était remplis de vapeur, et les miroirs étaient recouverts de buées. Le jeune homme ouvrit la fenêtre pour refroidir la température ambiante.
Du poing, il frotta la glace pour effacer les marques laissés par la vapeur d'eau. Il posa ses mains à chaque côtés du lavabo, se regardant dans la glace. Il était nu, une serviette autour de la taille s'accrochant désespérément à ses fines hanches. Il se fixait dans le miroir, les sourcils froncés.
Pourquoi ne l'avait-il pas répondu ? Pourquoi ne lui avait-il pas simplement dit qu'il n'allait pas participer à cette bataille ? Il restait complètement indécis face à ce choix. Rien de bon ne s'annonçait s'il s'immisçait dans cette bataille. Devait-il y aller pour assouvir sa vengeance personnel et pour également arrêter cet assassin ? Ou devait-il rester chez lui à attendre que cela se passe, laissant Lenalee partir au front et risquer de la perdre et de laisser Aizen gagner ?
Ses mains se crispèrent de plus en plus sur le lavabo, qui commençait à emmètre des petits bruits aigus. Des fissures apparurent sur le marbre qui composait le lavabo, et il se fendit en trois. Akira retira ses mains ensanglanté, ouverte à cause des débris de marbre qui avait tailladé sa peau. Il poussa un juron, et se détourna de l'objet cassé pour rentrer dans la douche, après avoir jeté la serviette par dessus son épaule.
Contrairement à son amie, il prit une douche tiède, presque froide. L'eau ruisselait sur son corps, tandis qu'il regardait le plafond. L'eau coulait sur son visage, plaquant ses cheveux le long de sa nuque. Que devait-il lui répondre ?

La douche ne dura pas plus de quelques minutes. Après s'être rafraîchit et s'être lavé, il sortit de la baignoire, maugréant quelques mots pour lui même. Lorsqu'il posa le pied hors de la douche, il dérapa sur le sol trempé de vapeur d'eau et glissa en arrière. Il essaya de se rattraper à la fois au lavabo brisé et au porte serviettes. Il ne réussit qu'à entraîner dans sa chute quelques serviettes et fit tomber de multiples flacons qui e brisèrent dans un bruit cristallin sur le carrelage.
Allongé au sol, une serviette sur le visage et une seconde sur sa taille, il soupira sans même essayer de se relever.

- ... Merde. C'est vraiment pas mon jour.
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Mar 4 Aoû - 0:08

- À quoi tu joue au juste Lenalee ...

C'était une bonne question. Je n'en avais moi-même aucune idée. Je ne savais pas quelle rage m'animait de la sorte pour que j'apparaisse si peu vêtue auprès de lui, comme si de rien n'était, affichant mes longues jambes élancées, mes épaules dénudées, entourée d'une simple serviette a la juste longueur, m'arrivant a mi-cuisse, enveloppée ainsi et me montrant si peu couverte. Ce n'était pas vraiment mon genre.
Il m'arrivait, certes, d'être peu habillé et de me balader dans la maison comme ça, avec un T-shirt un peu long et un short, sans pour autant que ce soit indécent, je sortais parfois avec des jupes et des hauts qui me semblaient adorables, j'aimais porter des bustiers. En sommes, je n'étais pas forcément là pour montrer mes atouts, mais il était clair que j'aimais porter des habits qui me semblaient magnifiques et qui me mettaient en valeur. J'appréciai la coquetterie et bien apprêtait, je ne voyais pas ou était le mal.
Enfin, là n'était pas le sujet. Mes joues s'empourprèrent dut a la chaleur d’où je venais, la salle de bain devait être plongée dans une sorte de brume épaisse et bouillante, mais je n'y prêtai pas attention. Je remarquai alors que je n'étais pas la seule a avoir le feu au joue : mon coéquipier rougissait a vu d'œil, je souriais intérieurement, riais presque, mais décidai de ne pas relever pour éviter d'avoir a me faire gronder peu après pour ma stupidité : c'était bien de ma faute, je le mettais mal a l'aise ainsi venue, mais je n'en avais rien a faire, car là encore, ce n'était pas le problème.

Ce à quoi je jouais me semblait clair sur l'instant mais l'était tout d'un coup beaucoup moins alors que je me trouvai en face de lui a le fixer dans les yeux. Naturellement, je gardai mes yeux rivés sur lui, enchainant avec ma question, le plus simplement du monde. Je devais savoir s'il me suivrait, si je pourrais compter sur lui, dans peu de temps, lorsque j'aurais besoin de lui, de son soutien... Ou si ce ne serait pas le cas, dans les prochains jours a venir.
Je le vis s'enfoncer dans son canapé, tout d'abord surpris par la question que je lui posais, puis après un peu plus détendu. Comme s'il s'était douté que je lui poserai cette interrogation a un moment ou un autre. La pièce était plutôt sombre, il n'avait pas pris le soin d'allumer la lumière, seulement éclairé par le feu qui brulait dans l'âtre. J'enchainai, parlant encore, de tout, de rien, de ce qui me passait par la tête, ces doutes qui devaient impérativement s'enfuir pour me laisser le champ libre a toutes réflexions.
Il éviterait la question, soigneusement supposai-je en le fixant droit dans les yeux. J'en étais certaine, parce qu'il n'avait pas encore fait son choix, que ses yeux étaient perdus dans un vide étrange, et que, même s'il en avait une vague idée, je n'aurais ma réponse que le jour J, lorsque j'irai, Zanpakuto dans la main, regard rivé sur l'horizon, si oui ou non, il me suivrait dans cette bataille qui me semblait importante. Et même si j'insistai, alors j'étais sûre de tomber sur un mur, aussi grand que solide, aussi large que résistant, qui m'empêcherait d'avoir toutes réponses que je pourrais comprendre.

Ça me tracassait un peu, de ne pas le comprendre aussi bien que je le voudrais. Un petit peu, je devais l'avouer. Même si en générale, je lisais ce que je voulais dans son regard, pour les choses simples, parfois pour des choses moins aisées, mais là, ce n'était pas la même histoire. Ça concernait son Hollow, la personne qui l'avait rendu ainsi. Je savais, au fond, qu'il n'avait jamais eut de rancœur envers Sosuke et ses acolytes, moi non plus d'ailleurs, mais je ne me battais pas pour botter le derrière de mon ex-lieutenant.
Non, je me battais pour protéger cette ville, qui était menacée. Je n'étais pas sûre qu'il comprenne cela, ou que même qu'il en ait vent de ce qui se passait vraiment. Nous n'avions pas les mêmes motivations pour beaucoup de sujets, mais là, quand même, c'était son quotidien qui était en péril et ça ne relevait pas de la création de son Hollow intérieur.
C'était ainsi que je voyais le problème, personnellement, et peut être avais-je tord, mais je m'en fichais, parce que cela découlait d'une profonde réflexion, et prise de tête, qui m'avait convaincu qu'il fallait que je m'en mêle, que je tente moi aussi pour mettre Aizen et ses hommes a l'écart. Imaginez un instant le monde gouverner par ce malade en soif de pouvoir! L'enfer sur terre, a coup sûr. Et juste ça, ça méritait que l'on s'en occupe, non?

J'enchainai, et bien malgré moi, sur un sujet qui m'embêtait d'autant plus. Notre relation, du moins, de mon point de vue, était exceptionnelle et tourmentée. Pour ma part, je vivais en sa compagnie une bonne dizaine d'ascenseurs émotionnels par jour, au minimum, si ce n'était pas plus. Je passais des rires aux larmes, du calme a la colère en a peine quelques mots de sa part, chose qui ne m'était jamais arrivé avant de le connaître.
Alors, lui demandait si ma présence le déranger, s'il voulait que je parte de chez lui, c'était pour moi prendre le risque d'essuyer un drame. Une averse douloureuse, un tempête de sentiments parmi lesquels la tristesse, la peine, la colère... C'est vrai qu'avant qu'il ne prenne la parole, je sentais dans mon cœur comme un poids immense. Comme si quelqu'un s'était amusé a y poser du plomb, juste au dessus, soutenant ce plomb en question par une petite ficelle fragile et prête a céder, faisant tout soutenir a mon pauvre et chétif petit organe.
Il me causera beaucoup plus de peine, j'en étais sûre. Ce manège, ces montagnes russes, ne s'arrêteraient sans doute jamais, et c'était ainsi que je vivais. De quoi me provoquer un arrêt cardiaque un beau jour.

- Pourquoi tu m'pose cette question ?

Parce que j'avais des doutes, voilà tout. C'était aussi simple et pourtant si complexe par la même occasion. J'avais des doutes, immenses, gros comme des maisons, que dis-je, des buildings. Je n'étais pas sûre d'être faite pour être avec lui, je n'en étais jamais certaine. Et ça me rendait d'autant plus malade et malheureuse de douter autant. Ce n'était pas de sa faute, il n'avait rien fait, ce n'était pas lui. C'était moi.
Et c'était encore moi qui me mit a rougir de plus belle en le voyant s'approcher, si près de moi. Très près, trop près. Mon cœur s'emballait de plus belle, surtout lorsqu'il me prit dans ses bras. J'étais certaine qu'il pouvait le sentir contre lui tellement il poussait mes poumons, douloureusement. Ma tête se posa au creux de son épaule, tandis qu'il posait sa main dans mon dos, une autre sur mes cheveux pour me tenir contre lui.
Dingue, je devenais dingue, j'étais sûrement en train de rêver. Et ce sourire, qu'il avait eut. Je ne comprenais pas. C'était trop beau. J'étais complètement désemparée, certaine de bientôt m'évanouir. Son odeur me maintenait a la réalité des faits : il me prenait dans ses bras. Je ne tardai pas a répondre a son étreinte, passant mes bras autour de sa taille comme si ma vie en dépendait, et ceux, bien malgré moi. Ma serviette tenait, je ne savais pas comment, mais elle tenait. Je la sentais pourtant glisser sur ma poitrine, ça me rendait dingue.

Décidément, il réagissait lui aussi n'importe comment. Je ne comprenais plus rien, ce n'était pas du tout dans ses habitudes. Ce soir, nous venions de faire un immense pas en avant, et j'étais quasiment certaine que demain, nous ferions deux pas en arrière. C'était ainsi que nous fonctionnions, sans plus comprendre ou est-ce que cela nous menait. Nous en restions très souvent au même point. Ça me désespérait presque.
Il voulait certainement me rassurer en disant que je ne le dérangeais, pas, le reste de sa phrase m'échappa, je restai bloqué sur ses premiers mots, qui me faisaient chaud au cœur. Dans peu de temps, je me mettrais certainement a pleurer, des larmes de crocodile, en cachette de préférence pour pas qu'il me prenne pour plus folle que je ne l'étais.
Et presque tendrement, il se sépara de moi pour me dire qu'il allait prendre une douche et que je devais aller m'habiller, car sinon, j'allai prendre froid. J'aurais surtout aimé aller me rincer encore, car j'avais encore du savon sur la peau. Ça n'avait pas d'importance. Je lui fis un maigre sourire avant de filer comme une flèche vers sa chambre, pénétrant a l'intérieur pour aller vers le placard. J'ouvris les portes et me saisit d'un de ses T-shirts pour l'enfiler a la va-vite. Il me collait a la peau, mais il portait son odeur, alors ça m'allait. Je revêtis aussi un short que j'avais avant de retourner dans le salon et m'enfoncer dans le canapé.

Mais en arrivant dans le canapé, un grand fracas se fit entendre et attira mon attention. Je me relevai presque immédiatement, n'ayant pas eut le temps de souffler pour ouvrir la porte doucement, glissant le visage par l'entrebâillement de cette dernière pour observer l'étendu des dégâts. Bon sang, quel bordel. Akira était étendu sur le sol de façon presque nonchalante, une serviette autour de la taille, une autre sur son visage, des flacons brisaient au sol, en mille morceaux.
Une forte odeur de parfum se dégageait, enivrant la pièce. Je m'avançai vers Akira, évitant les bouts de verres pour me placer au dessus de lui. Du bout des doigts, j'attrapai la serviette qu'il avait sur le visage, pour la retirer doucement. Je découvris son visage, il avait l'air ennuyé. Je ne tardai pas a dire d'une voix douce :

- ça va aller, Akira-kun?

J'étais un peu inquiète, il fallait l'avouer. Je passai ma main le long de son épaule, puis de son bras, pour arriver a sa main et m'en saisir. Je remarquai a cet instant les entailles qu'il avait dans ses paumes, ce qui me surprit dans un premier temps. Mais je réagis très vite, lui soufflant alors :

- Ne bouge pas, je vais soigner ça!

Je me retournai vivement pour chercher dans la pharmacie a côté du meuble ou tout avait chuté, ouvrant les petites portes en vitesse, je me saisis de compresses, ainsi que d'eau oxygénée pour revenir a ses côtés et m'accroupir. Je versai le produit sur les compresses et attrapai sa main pour y appliquer le pansement, histoire de désinfecter la chose.
Je me saisis de l'autre main pour faire la même chose. Il avait dut s'énerver sur du verre, ce qui ne m'inquiétait pas particulièrement. Il était grand, il passait ses nerfs comme il voulait. Tant que j'étais là pour le soigner, cela m'allait parfaitement. J'aimais m'occuper de lui, ce n'était pas de ma faute! C'était une façon de le protéger me semblait il. N'avais-je pas l'air d'une femme forte et sûre d'elle, ainsi? Moi, ça me plaisait, cette assurance et cette aisance! Et ce plaisir que j'avais a m'occuper de lui. D'ailleurs, un sourire naquit sur mes lèvres tandis que je terminai ce que je faisais, très vite je me relevai et, tenant toujours la main d'Akira, je l'obligeai a faire de même. Évitant de nouveau les bouts de verres, je lui souris et lui dis :

- File t'habiller, je m'occupe de ça!

M'armant d'un balaie, d'un saut et d'une éponge, je m'exécutai et nettoya le tout en dix minutes. L'odeur de parfum persistait, ce pourquoi j'ouvris la fenêtre pour la faire s'évacuer. Il n'y avait plus de bouts de verres au sol, les flaques de effluves disparurent en peu de temps. Des années d'entrainement avec ma vilaine belle mère, ça aide!
Je quittai très vite la salle de bain, me dirigeant vers la chambre ou devait se trouver Akira. Je frappai a la porte, entrai et avant même qu'il ait eut le temps de dire quoique ce soit, je tombai sur le lit lourdement, posant ma tête sur le coussin le plus proche avec un sourire niais gravé.

Une bonne nuit, c'est ce que j'espérai.

HS : C'est pas super, désolée.
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MessageSujet: Re: * Electric Feel [Pv Akira Takinashi - BTLFA]   Mer 2 Sep - 0:51

Lorsqu'on dit que ce n'est pas son jour, cela veux souvent dire qu'il nous est arrivé un tas de bricoles pas toujours amusantes, que cela soit des ennuis à son travail, ou même des conflits dans son couple ou simplement qu'on s'est fait embarqué sa voiture à la fourrière simplement parce qu'on est allé cherché une baguette de pain. Et pour les plus malchanceux, tout ces petits – ou grands – tracas peuvent arrivés tous en même temps. Mais lorsque Akira dit alors que cette journée pluvieuse n'était pas son jour, cela voulais dire "J'ai couru derrière une personne dont je ne sais quoi pensé durant toute la journée, pour finir à la retrouver sous la pluie, attraper un rhume, de rentrer et de recevoir de drôle de questions pour ensuite se fracasser le crâne contre le carrelage de la salle de bain, donc c'est vraiment pas mon jour."
Mais cette sale journée qui semblait être celle de Akira n'allait pas s'en finir là. Oh non ... Au comble du ridicule, le jeune homme se fit trouver par sa colocataire à moitié nu, écroulé contre le sol de la salle d'eau, une serviette sur le visage et une autre, son grand soulagement, autour de sa taille. Mais cette journée n'allait sûrement pas s'en finir là.


Les effluves de parfums remplissait la pièce, se mélangeant et rendant l'air presque irrespirable. Même si les parfums étaient d'un raffinement pour l'odorat, le mélange de ces odeurs faisait tousser le Vizard, et lui piquait affreusement le nez. Il allait avoir cette odeur nauséabonde dans le nez durant bien plusieurs minutes, voir même une heure. Mais il n'osa pas bouger pour ouvrir la fenêtre pour faire échapper les vapeurs, se laissant quelques instants pour se maudire de sa maladresse, et également se détendre. Il ne pouvait plus rien arriver de pire. Non plus rien. Il en profita alors pour respirer un bon coup, et se laisser, allonger au sol, à penser à un joyeux lendemain. Mais ce qui pouvait arriver de pire arriva, Lenalee rentra dans la salle de bain. Elle devait sans doute avoir été alerté par le vacarme provoqué par la chute de Akira, et s'était alors rué dans la salle, pour y trouver un Akira à moitié nu. Ce dernier ne pouvait voir la réaction de la demoiselle face au désordre qu'il venait de créer, les yeux caché par la serviette, mais il ne voulait pas la regarder dans les yeux. Il serait mort de honte.
Mais la serviette se souleva doucement, après qu'il ai entendu des bouts de verre glisser sur le sol, ainsi que des sons feutrés de bruits de pas. La vive lumière de la lampe aveugla Akira pendant un court instant, et lorsqu'il finit de plisser des yeux, il vit Lenalee, avec une mine quelque peu inquiète.

- ça va aller, Akira-kun?
-Ouais, ça va, grogna-t-il en se redressant sur ses coudes avec difficulté.

Il s'entailla légèrement les coudes en les posant sur des petits bout de verre, et poussa un petit sifflement de douleur. Il les éjecta d'un geste rageur avec le bras, serrant les dents. Lenalee se redressa rapidement et se dirigea vivement vers le meuble de bois et de marbre.
Ne bouge pas, je vais soigner ça!

Il ne bougea plus d'un geste, écoutant les consignes de la demoiselle. Elle revint rapidement, ayant farfouillé dans la pharmacie, avec des pansements et un tas d'autres choses sensés le soigner. Elle s'occupa de ses mains avec une main d'experte, les soignant avec une rapidité déconcertante. Bon, à vrai dire, elle soignant souvent Akira de ses petits bobos quotidiens, que ce soit lors de ses missions, ou dans la maison même.
Akira remarqua un petit sourire qui naquit sur ses lèvres lorsqu'elle finit de soigner sa seconde main. Elle la lui agrippa ensuite, et l'aida à se relever. Le jeune homme renoua sa serviette autour de sa taille avant qu'elle ne glisse malencontreusement le long de ses jambes, et se tourna vers Lenalee pour s'excuser de cette pagaill.

- File t'habiller, je m'occupe de ça! Dit-elle sans laisser le temps à Akira de s'expliquer.

Mais sans insister d'avantage, il quitta la salle, la mine sombre et ennuyé. Depuis qu'ils étaient rentré, on pourrait croire qu'il lui rendait la pièce, mais pourtant, ce n'était pas ce qu'il faisait : il n'en faisait tout bonnement pas exprès. Il l'ignorait quelque peu, ne répondant pas à ces questions, la rendant mal à l'aise, et maintenant, il la laissait nettoyé son foutoir. Qu'est ce qu'il lui prenait tout d'un coup ? Un simple saute d'humeur ? Non, il étais perturbé. Par elle, par ce flux constant d'énergie, par l'agitation de Mukuro. Il remuait pour sûrement les mêmes raison qui oppressait Akira.
Mais sa conduite envers Lenalee ce soir là était à ses yeux inexcusable.

Il s'essuya rapidement et enfila un caleçon long et plongea dans son lit, remontant la couette jusqu'à la moitié de son visage. La chambre n'était pas très grande. Bercé dans les tons noir et rouge foncé, la salle comportant une large armoire, qui abritait ses vêtements, et également ceux de Lenalee, pour le manque d'une seconde chambre à coucher. Il y avait également un petit meuble pour y ranger un tas de choses, ainsi qu'une petite vitrine qui conservait des petits objets, une bibliothèque, et une table de nuit à côté d'un lit double. Même si le lit était double, Akira dormait toujours du côté gauche, près de la table de nuit, opposé à la porte. C'était toujours de ce côté du lit qu'il s'endormait. Et cette nuit là ne faisait pas exception. Akira plongea sous la couette chaude et se fourra sur le côté gauche. Et il ferma els yeux, éteignant la lumière. Mais quelques instants après, la porte se rouvrit et Lenalee se faufila dans le lit à son tour, et se plaça dans l'espace libre du lit double. Trop fatigué pour y prêter attention, Akira sentit un léger serrement du coeur. C'était la toute première fois qu'il partageait son lit avec Lenalee. Et quel était ce sentiment qui lui prenait le coeur ?
Akira lui tournait le dos, un bras sous l'oreiller et l'autre allongé le long de son corps. Il était à moitié recroquevillé sur lui même, plongé dans son esprit. Et Lenalee y était omniprésente. Que devait-il dire ? Devait-il s'excuser ? Lui dire au moins bonne nuit ? Lui souhaiter de beaux rêves ou au moins lui demander si ça allait ? Que devait-il faire ? Devait-il lui apporter un autre oreiller ? Lui proposer une lecture avant de s'endormir ? Toutes ces questions inutils embrouillait l'esprit de Akira. Mais les plus simples mots lui vinrent à la bouche.

- Excuse-moi pour ce soir. Je t'a causé du soucis.

Il n'avait pas bougé, tournant toujours le dos à son interlocutrice. Dormais-t-elle déjà, écrouler par le sommeil, ou emporté par les bras de Morphée. Les stores en lamelles laissaient filtrées des raies de lumières que projetait la lune. La pleine lune était présente ce soir, donnant assez de lumière pour éclairer un boulevard sans réverbères. Et cette lumière éclairait doucement le visage du garçon, qui avait les yeux bien ouvert, fixant le mur qui se trouvait en face de lui. Il ferma un moment les yeux et repris.

- J'irais avec toi, si tu me le demande.

Elle ne devait sûrement pas comprendre ce qu'il venait de dire, mais il venait enfin de répondre à sa question. Ses mots se répétait encore dans sa tête, tel un écho qui ne faisait que de se répéter. "Est-ce que, par hasard, tu compte te battre avec moi ?" Oui, si elle lui demandait, il viendrait. Sa décision était prise. Il viendrait pour elle, pour la protéger, pour protéger ce qui lui était chère. Et sans dire un mot de plus, ils e recroquevilla d'avantage sur lui-même, et ferma les yeux pour de bon.

-Bonne nuit.

Il n'ajouta rien d'autre, ne regardant pas comment elle réagissait, ni comment était son visage à ce moment là. Il ferma les yeux et ce tut Mais il ne dormit pas pour autant. Il n'y arrivait tout simplement pas, envahis par des penser d'où le sujet premier était allongé juste derrière lui, à ses côtés.
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