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 Hazard & Vizard [Pv Shinji - BTLFA]

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MessageSujet: Hazard & Vizard [Pv Shinji - BTLFA]   Ven 26 Juin - 6:03

~ Houston, nous avons un problème...

Depuis combien de temps se trouvait-il dans ces rues privées de vie par le déplacement des habitants de Karakura, après qu'ils aient été plongés artificiellement dans un sommeil qui s'éterniserait jusqu'à ce que le feu et le fer interrompent leur carnage ? L'extermination de ces sinistres monstres d'épouvante n'entrait d'ordinaire pas dans ses fonctions. Que la situation nécessite le branle-bas de combat et la mise à profit de chaque membre du Gôtei, toutes divisions confondues et peu importe l'orientation initiale de leur troupe, il pouvait le comprendre sans mal. Comment il s'était retrouvé à faire le ménage dans les rues de cette fausse cité utilisée comme subterfuge pour fourvoyer Aizen dans sa quête mégalomane, ça, nettement moins. Comme la majorité des guerriers aux sens plus ou moins aiguisés, il lui avait été transmis par papillon de l'enfer de se tenir prêt à intervenir. Pour en venir à solliciter les soldats ne disposant même pas d'une position hiérarchique aussi moindre fut-elle, l'heure devait être plus critique qu'elle ne l'avait jamais été.

C'était une autre des raisons le poussant habituellement à refuser les promotions qu'on lui avait soumises par le passé et qu'il avait toutes refusées ; pour ne pas être contraint à ce genre de participation, même si se joindre à cette querelle assassine aiguisait au possible ses instincts bellicistes. Mais il voulait être seul maître de ses actes, pour ne pas différer. Néanmoins, puisque seuls les plus aptes à se battre à haut niveau étaient réquisitionnés en vue d'une rencontre directe avec Aizen, ses acolytes et la tête de l'Espada, que faisaient-ils là ? Ils ne servaient à première vue que de faire-valoir pour les éminences de leur armée protectrice. Leur utilité restait de l'ordre du figuratif, à moins qu'ils ne soient bel et bien sensés être seulement spectateurs du théâtre macabre qui allait s'animer sous leurs yeux pour en tirer les apprentissages qui s'imposent lorsqu'une guerre d'une telle ampleur fait rage. Les vermines pullulaient dans les alentours, appâtées par les auras monstrueuses zébrant le ciel de leur présence écrasante.

Le choc serait terrible et nul n'en sortirait indemne. Mais pour l'heure, loin de se préoccuper de la collision qui allait se dérouler au-dessus de lui dans un endroit qu'il ne pouvait pas encore distinguer depuis sa position actuelle, il était plus attentif à l'apparition massive de Hollows autour de lui, l'encerclant littéralement. Et c'était comme ça depuis qu'il avait posé le pied hors du Dangaï pour se rendre ici, suivi par un hexapode messager fébrile lui servant de témoin pour ce qui est de son invitation à se joindre à cette petite sauterie. Quoi de plus réjouissant qu'un bain de sang, je vous le demande ? Il pourrait toujours s'occuper des seconds couteaux qui accompagneraient surement les têtes de liste dans leur conquête invasive, c'était amplement dans ses cordes.

Après tout, en près de deux millénaires d'histoire passée, il avait eu le temps de se renforcer plus souvent qu'à son tour. Cela dit, il n'en dirait mot, et ce à qui que ce soit ; il risquerait d'être convoqué au coeur de la bataille sur le point de démarrer, malgré l'absence de Bankaï dans son arsenal qui n'en restait pas moins épicé. Pour ce qui est du reste, il devait certainement trainer aux environs du poste de capitaine en terme de niveau. Or, dire quoi que ce soit quand au potentiel qu'il entretenait depuis tout ce temps risquerait de le pousser à une obligation d'entraînement en vue d'acquérir l'ultime libération de son sabre pour légitimer une place de capitaine. Il était bien loin d'envier cette position et se tairait donc autant qu'il faudrait. Même si, s'il avait été là-bas, il n'aurait sans doute pas du faire front à une masse grouillante devant valoir la venue des sauterelles citées parmi les plaies d'Égypte des récits bibliques.

Même si l'éphèbe était en mesure de les écraser sans sourciller, leur quantité surnuméraire l'empêchait de les balayer efficacement, puisqu'ils revenaient toujours plus nombreux et plus coriace. Se frayer un passage était loin d'être une joie, même s'il y mettait tout son coeur pour aller se joindre au gros de l'action, au lieu de perdre du temps avec ce pathétique menu fretin. Toute la puissance qu'il mettait dans ses sortilèges ne lui donnait cependant pas plus de hâte dans sa progression et c'était là toute sa malchance... Échappant aux issues bouchées par leurs rangs pleins à craquer, il bifurqua à plusieurs reprises, s'en remettant au hasard pour lui donner une position de repli temporaire qui lui permettrait de ne plus les avoir ni sur le dos, ni sur les bras. C'est ainsi donc qu'il aperçut un hangar, haletant après avoir enchaîné sans coup férir les Shûnpô depuis qu'il avait posé le pied ici. Le parasitage de la cité était total. Espérant que le lieu d'entrepôt sur lequel il avait jeté son dévolu ne soit pas infesté à craquer par ces erreurs de la nature, il se précipita dans sa direction, cette fois-ci sur ses deux jambes comme monsieur tout le monde le temps de reprendre des forces.

Mais à mi-chemin depuis son point d'observation initial, il sentit une soudaine présence près de lui. Une alarme se mit à sonner avec virulence dans son esprit pour l'avertir du danger que représentait l'aura ressentie. Encore l'un deux... Comment avait-il pu se rapprocher comme ça ? Une vitesse supraluminique ? Non... Il avait toujours été là. La chair à canon comme eux n'avaient pas des pouvoirs comparables à une vitesse dépassant l'entendement. Il pouvait masquer ses émanations de reiatsu. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Le soudard n'avait jamais entendu parler de ça mais attendait de pied ferme sa première rencontre avec cette nouvelle branche du genre, suspicieux quand à ce talent anormal. Cette chose ne s'était montrée qu'un instant avant de se volatiliser à nouveau. Il balaya l'horizon d'un rapide regard, ses prunelles d'améthyste s'emparant de chaque bribe d'image pour la lui offrir fidèlement. Où ? Là était la question.

La main posée sur le manche de son trancheur d'âme, il fut pris de cours par l'assaut de la bête, qui lui bondit dessus au sens littéral, le jetant littéralement en arrière sous la violence du heurt après que ses griffes effilées aient déchiqueté chairs et étoffe d'un même mouvement, zébrant son épaule de tracés ensanglantés. La mine colérique, il se rattrapa avant de s'étaler de tout son long, fixant méchamment son adversaire improvisé. Appuyé sur la main lui ayant évité la gamelle, il se rétablit tant bien que mal et se projeta en arrière, échafaudant de grimper sur la façade du bâtiment avant de retomber sur la créature pour lui porter l'estocade. Elle était d'une laideur repoussante, plus encore que ses comparses. Son masque comme son allure générale indiquaient une sorte de fusion à mi-chemin entre le félin et le goret... Rien de bien gracieux. Marchant à reculons vers une exécution inéluctable, quelle ne fut pas sa surprise de rencontrer une surface nette à moins d'un mètre de l'endroit où aurait du se trouver la paroi réelle de ce qu'il ignorait encore être un refuge. Interloqué, il ne se retourna à temps que pour empêcher la bestiole de l'empaler de ses griffes.

Cependant, l'essor pris par celle-ci ne fut en rien estompé par son interruption, et elle l'emporta dans sa course comme si l'ensorceleur n'était qu'un fétu de paille. Ils traversèrent communément le mur susdit, qui parut sur le coup être fait de papier tant il opposa peu de résistance. Deux murs, même...? Celui auquel il s'était adossé malgré lui n'était pas le fruit de son imagination, il en avait la certitude. Piégé entre gravats et poussière, c'est un roulé-boulé qui l'extirpa du tumulte, capuche sur le visage, le souffle saccadé. La douleur irradiait de sa clavicule blessée. Celui-là n'avait rien d'ordinaire... Mais les autres entités qu'il ressentit soudain n'avaient pas l'air de l'être non plus... Scrutant le nuage obscur, guettant le retour de sa proie, il pivota tout de même vers les êtres qui avaient l'air de se situer non-loin de lui... Pourquoi ici ?
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MessageSujet: Re: Hazard & Vizard [Pv Shinji - BTLFA]   Mer 8 Juil - 3:59

Putain, la vie de merde ces derniers temps. Y avait pas à dire, la longévité augmentée, ça avait autant de points positifs que négatifs. On pouvait vivre des années en s’en foutant alors que les débiles dehors couraient pour faire leur vie en espérant avoir une retraite d’une quinzaine d’années où ils condenseraient tout ce qu’ils avaient voulu faire leur vie durant. Et puis ils mourraient dans leur lit ou d’une attaque cardiaque, funérailles et compagnie. Et la vie continue joyeusement trois jours plus tard, alors que les larmes sont épuisées. Le fait de vivre selon le principe humain à chronomètre limité avait ses petits avantages aussi, dans un sens. Mais bon, c’était un autre être qu’un humain qui pensait en ce moment, alors fallait pas espérer. Mais n’empêche, y s’était passé que dalle ces derniers jours, et ça faisait royalement chier à long terme. Oui, ils avaient quand même de quoi s’occuper d’une certaine façon, vu qu’ils s’entrainaient au sous-sol en vue du moment où cette pédale aux cheveux léchés d’Aizen ramènerait sa bouille dans le monde des humains pour se la péter avec ses projets de domination du monde. Des mondes, en fait, mais on s’en fout, c’est un enfoiré en puissance dans tous les cas. Et pis il avait jamais réussi à kiffer son fichu visage de couillon avec son sourire scotché à ses lèvres encore plus efficacement que le mauvais caractère de l’enfer à Hiyori. D’ailleurs, cette dernière ménageait pas ses efforts pour se donner un brin d’importance côté combat, ces derniers temps. Probablement pour combler sa frustration, après les petits souvenirs de la première visite d’Ichigo dans les environs. Fallait avouer qu’elle en avait pris pour son argent aussi, elle avait bien failli y passer, cette petite garce prétentieuse. C’est ça que ça donne quand on fait pas attention avec les nouveaux instables, on s’en prends jusqu’au fond des dents, et après on chiale qu’on comprend pas comment ça a pu arriver. Bref, fallait dire qu’elle avait enfin fini par se motiver à faire autre chose que le faire chier à longueur de journée. Ouais bon, il avait le compte de quatre lancers de tongue par la tête depuis le déjeuner, mais c’était quand même une amélioration en soit. Quand à ce p’tit rouquin surexcité, il avait pas arrêté depuis le moment où il avait mis le pied dans le hangar. C’était aussi un fait de dire qu’il avait bien failli chier tout le processus en laissant son hollow intérieur prendre le dessus un moment. Pendant un moment, il avait lui-même cru qu’il allait falloir abattre ce gosse avant qu’il ne se mette à démolir les barrière juste en éternuant. Et par la suite, un tel truc relâché dans la nature aurait pu faire que de la merde à grande échelle. De quoi rajouter quelques points négatifs à son dossier déjà quelque peu chargé auprès des petits diplomates du Seireitei. Il n’avait jamais pu déterminer si c’était mieux ou pire, la situation dans laquelle ils étaient. C’était pas comme si le Seireitei ignorait réellement leur emplacement, ou du moins, certains dirigeants devaient bien l’avoir déterminé. Ils vivaient quand même dans la même vieille bicoque rabougrie depuis un siècle, c’était pas dur à voir à force.

Quoiqu’il en soit, ils ne semblaient pas pressés outre mesure de leur envoyer quelques escouades des forces spéciales dans le derrière. Peut-être que le fait de n’être tous que d’ex-capitaines et lieutenants avait quelque chose à y voir, qui sait… Mais on s’en foutait pas mal, au bout du compte. Et puis de toutes façons, la Soul Society avait d’autres chats à fouetter, aujourd’hui. Pas besoin d’un grand sens de la répartie pour deviner les troupes déployées au dessus de cette copie du collectionneur de Karakura dans laquelle ils se trouvaient. Encore une trouvaille de Kisuke, y parait. Ce que ce type avait de ces idées tordues quand il voulait, c’était un truc que Shinji ne comprendrait jamais. Mais bon, c’était également lui qui les avait sauvés de la destruction, donc il allait tout bonnement la fermer sur le sujet. Les shinigamis étaient pas vraiment durs à situer, alors qu’il suffisait que d’un brin de perçeption pour deviner les niveaux selon les reiatsus qui flottaient dans les airs un peu partout autour. C’était la disposition logique ; les faiblards en arrière garde, les insolites sur les piliers et les grosses pointures au front. C’était à la fois un plan efficace et suicidaire. Si les gros bonnets tenaient bon contre l’assaut, alors tout irait bien. Mais s’ils se prenaient une raclée, alors c’est pas vraiment comme si les larbins derrière auraient la moindre chance de s’en sortir. C’était quitte ou double. Mais la mise en valait la peine. Mais bon, ils étaient encore loin d’être au moment de passer à l’action, c’était davantage de la prévention que de la réelle menace à l’instant présent. Aizen et ses espadas avaient commencé à pointer leurs gueules, ouais, mais le combat était pas encore commencé, alors ils avaient le temps. Les héros, faut que ça se fasse attendre, y parait. Alors dans ce cas, il était parfaitement dans le bon contexte, à semi-endormi sur le sofa faisant office de seul meuble au beau milieu du hangar, allongé de façon mollassonne alors que son couvre chef rabaissé sur ses yeux empêchait quiconque de vérifier s’il dormait bel et bien. Normalement, on pouvait vérifier l’état d’esprit d’une personne juste avec les fluctuations de son énergie. Mais ça marchait pas quand le type en question pouvait les réguler à sa guise, ces flux. Et puis aussi… avec de tels reiatsus au dessus de la ville, c’était presque impossible de se concentrer sur une seule personne. Rassembler Aizen, Gin, Tousen, tous les capitaines et lieutenants disponibles du Seireitei, ainsi que le top trois de l’espada et leurs Fraccions, tout ça dans un rayon de cent mètres? Y devait y avoir assez de pression dans cette zone pour faire éclater la tête du trois quart des habitants de la Soul Society. Il valait mieux laisser passer les premiers affrontements, ceux qui éliminaient la vermine avant de pouvoir laisser la place aux morceaux de choix. Cependant, il y eut autre chose qui attira soudainement l’attention de notre grand flegmatique, le forçant à lentement relever la tête, ainsi que la main gauche qui alla réajuster le béret un peu plus haut, permettant à son porteur de porter un regard de côté vers la source du dérangement. C’était un rassemblement de hollows particulièrement colossal. Il devait bien y en avoir des centaines à la fois, et ils se concentraient… sur un point flou dans la marée qu’ils formaient. C’était qui ce taré qui affrontait une armée de hollows comme un barge?...Bah, tant pis pour sa tronche. Ils avaient aucune chance d’arriver à les localiser, ils auraient donc pas à bouger avant l’heure. La main se relâcha, laissant retomber le béret à sa précédente position…

Et puis le toit éclata. Un seul fichu instant, où le sourire d’enfer avait baissé sa garde comme un con pour se faire avoir à la manière d’un débutant. Mais il avait ses raisons aussi, ça servait à quoi de dire à Hacchi de foutre une double barrière sur le hangar, pour faire joli? Elles étaient pourtant solides, ces fichues barrières, c’était pas du genre à se briser en mille miettes au premier con venu qui se fait propulser, faute d’avoir assez de couilles pour tenir ses ennemis à distance! Quoiqu’il en soit, le con, c’était maintenant devenu lui, alors qu’il ne put que voir tomber sur lui un tas de débris qui eurent la joyeuse idée de tomber sur l’extrémité du sofa contraire à la position de Shinji, ce qui eut pour conséquence d’appliquer les transferts de poids à la situation. En gros, il fut propulsé tête devant dans un pilier, allant s’écraser avec fracas pour laisser une marque autant dans son faciès que dans le dit pilier. Pour finir par glisser en silence jusqu’au sol, ou il se déposa avec un bruit mat alors que sa conscience se remettait du choc qui faisait passer l’un des coups de la mort d’Hiyori pour une caresse. D’ailleurs, c’était pas plutôt un tour de cette petite garce pour lui apprendre à roupiller alors qu’elle s’entraînait? Ça n’aurait fait que rajouter une raison à la liste interminable de prétextes qu’elle s’inventait pour lui en coller une dès qu’elle en trouvait l’occasion. Ça, c’était un des désavantages de vivre longtemps. Vivre un siècle avec une batterie sur patte doublée d’un tempérament volcanique, c’était des projets pour devenir sénile avant l’heure. Reprenant finalement le contrôle de ses articulations et membres en règle, le vizard tendit les bras alors qu’il se remit sur ses genoux, entreprenant de décoller avec douleur son visage de la surface de béton entamée par sa propulsion. Il émergea d’ailleurs de façon fort expressive, retournant son visage en direction des débris alors que ses mains tenaient encore le pilier qu’il embrassait un instant auparavant.


    - Mais c'est quoi l'idée!???? Qui c'est le con qu'est venu me chier la sieste comme ça???


Même au sous-sol, ils avaient du l’entendre alors qu’ils se ramenaient à toute vitesse pour voir ce qui venait de causer toute cette merde. Et quoi, y avait personne dans ce tas de débris qui venait littéralement de lui tomber à la gueule? Sans compter que…..il saignait du nez. Et merde, même ses vêtements étaient foutus, maintenant! Y avait intérêt à y avoir quelqu’un sur qui rejeter la faute, où alors y allait y avoir des victimes ailleurs. Et ses prières furent entendues, visiblement. Enfin, le vieux barbu là-haut faisait son boulot. Et non, il ne parlait pas du vieux bouc de Yamamoto. Émergeant avec difficulté des débris accumulés, une forme encapuchonnée fit un bon de quelques mètres, roulant sur lui-même pour finir un peu plus loin, visiblement à bout de souffle, possiblement blessé. Et pis quoi, il allait devoir faire avec un chieur pas foutu de protéger sa propre carcasse? Pas aujourd’hui, désolé. Levant le bras droit d’un mouvement fluide alors qu’il venait de se remettre sur ses pieds pour prendre son habituelle posture nonchalante, il laissa doucement retomber son trancheur d’âmes sur son épaule, histoire de se donner du contenu. D’où arrivait l’arme, alors que les mains du vizard étaient vides une seconde plus tôt? Allez savoir. Relevant la tête avec un air embêté au visage, sa voix s’éleva lentement, accusant visiblement le gus qui s’essoufflait tout seul dans son coin.


    - Eh, qu'est-ce que tu fous ici? On t'as jamais appris à cogn...Eh merde!


La fin se retrouva interrompue par un saignement de nez intempestif qui vint se déverser avec ferveur des narines du blondinet. Se retournant sur le champ en position à semi-accroupi, il tâcha de pincer l'extrémité dégoulinante d'hémoglobine de son visage, pour finalement arriver à un résultat plus ou moins convenable. Il avait toujours un don pour rater ses monologues, même devant le dernier des perdus qui venait s'écraser dans le coin. C’était vraiment de quoi faire…..les pensées s’interrompirent net, alors qu’un éclair traversa l’esprit du vizard. Il y avait quelque chose d’autre qui était sorti des débris, mais bien plus subtilement. Un de ces chieurs de hollows avait fait son bout de chemin jusqu’ici? En tout cas, il valait un brin, pour avoir été invisible jusqu’à maintenant. Le jeune homme se releva lentement, glissant sa main gauche dans la poche de son pantalon alors que le zanpakuto retrouva le chemin de l’épaule qu’il avait momentanément quittée. Le visage du vizard se dirigea lentement vers le toit, une expression à la fois attentive et mollasse scotchée à la peau. C’était quoi ce truc?

    - Eh, mon gars...t'as ramené un pote à toi?


Avec ce qu'il arrivait à sentir entre les déplacements rapides que ce truc effectuait pour rester impossible à cerner, c'était au moins un Adjuchas bien monté. C'était pas un gros défi, mais ça n'en restait pas moins un beau tas d'emmerde pour ceux qui avaient pas le talent ou la caboche qu'il fallait pour savoir comment s'y prendre. C'était pas prouvé scientifiquement, mais la moitié des morts de shinigamis contre des hollows relevaient tout simplement du manque d'adaptation des combattants. Ils se fixent une idée, le hollow sort une capacité à laquelle ils s'attendaient pas, et hop, bouffés. Mais bon, celui-là avait surtout l'air d'être porté sur la vitesse, c'était sans doute ce qui avait pris l'autre tarlouze par surprise. Bah, il avait qu'à se ramener, il aurait sa fête. Il allait apprendre ce que ça donnait d'interrompre sa sieste, ce clébard.
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MessageSujet: Re: Hazard & Vizard [Pv Shinji - BTLFA]   Jeu 16 Juil - 23:11

L'imprévisible intrusion qui venait d'avoir lieu était pour le moins spectaculaire, et il se félicita un instant d'avoir trouvé refuge dans ce qui, de prime abord, s'était dessiné à lui comme un édifice désaffecté ou rien ne serait à craindre pour l'environnement comme pour la populace s'il laissait déferler l'intégralité de son potentiel. Mais cette infime réjouissance dans sa déconfiture fut de courte durée, en remarquant qu'il n'était désormais plus seul dans cette galère, sa propulsion ayant mêlé un quidam méconnu à cette joute tendue. Lui n'avait retiré que des écorchures de cet antagonisme jusqu'ici, mais l'addition de cet individu dans l'équation laissait peu de chances que lui s'en tire sans mal... Et ce, même si le prédateur d'en face semblait avoir une dent, voir tout le râtelier, spécifiquement contre lui. Il n'était pourtant pas si appétissant, le vice-capitaine de la seconde division devait l'être bien plus, dodu comme il était... Mais l'heure n'était pas à songer aux vertus nutritives florissantes de l'officier ventru, mais bien à l'oblitération de cette noire figure de la sauvagerie, qu'il devait s'empresser de terrasser pour qu'elle n'ait pas à loisir de poursuivre saccage et carnage selon ses humeurs. L'horreur carnassière était néanmoins bien plus robuste que toutes celles qu'il avait menées au trépas par le passé, et en venir à bout était un ambitieux projet même s'il s'en savait capable pour peu qu'il s'investisse dans cette œuvre funeste.

Le tout était de l'accomplir sans impliquer davantage la tierce personne qui avait été entrainée dans leur élan dévastateur sans avoir rien demandé à personne, dont la proximité était un hic d'un rare lest. Redoubler de finesse était la première des précautions, même s'il ne serait pleinement à l'aise que lorsqu'il aurait écarté tout danger du blondin en tenue d'écolier que leur lutte avait percuté par mégarde. L'incontrôlable précipitation selon les lois gravitationnelles avait beau être une excuse comme une autre, elle serait peu tolérable sans fondement, et livrer le détail de celui-ci lui vaudrait de se voir offrir une camisole et un séjour dans le centre psychiatrique le plus proche s'il commettait cette maladresse. Peu de chances, puisqu'il restait d'une infaillible vigilance, quelle que soit la confusion enfantée par cette chute qui aurait probablement été fatale à un humain classique. Ce qu'il fut fier de ne pas être, pour le coup, simplement étourdi par des maltraitances loin d'être banales. Élaborer un motif via son esprit tordu pour décrire la base de ce dérangement immodéré était futile tant que ce rodéo impromptu ne serait pas clos. Dans l'ordre des priorités, abattre la bête arrivait en tête de liste sans même demander réflexion. Surtout qu'il fallait bien avouer que ça ferait une belle jambe à la victime des perturbations si ce qu'il y avait à en dire venait une fois que le lycéen aurait servi de cure-dent à la sinistre créature.

Parlant d'elle, elle ne se lassait pas de proférer des grognements morbides, très étranges en comparaison de ceux de ses semblables. Ici, il était plus question d'une sorte de plainte prolongée, comme si elle geignait, voir se lamentait sur son sort. De quoi mettre la puce à l'oreille sur un nouveau point atypique à considérer pour cette hostile entité. Quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Quand à savoir quoi... Il n'en serait certainement question que lorsque ses viscères seraient répandues sur le sol et que son hideux ornement facial ait volé en éclats. L'effet de tout ce petit cinéma devait être assez saisissant pour un non-initié, même si les têtes les plus pragmatiques auraient certainement classé tout ce remue-ménage comme un tournage de cinéma avec effets spéciaux de pointe, et n'auraient que regretté l'absence de popcorns pour apprécier la représentation. Rien de bien folichon, quoi. Quoique, tout compte fait... Il était pas vraiment sensé voir les protagonistes participant à ladite séquence, puisqu'étant des corps spirituels, donc invisibles pour le terrien lambda. C'était encore pire que ce que le lancier avait imaginé, parce que si ce bonhomme avait un tant soit peu de facultés, il ferait également un met de choix. Lui en amuse-gueule, Seigen en entrée. Un menu des plus appétissants que celui que ce Hollow s'efforçait de composer. Mais comment pouvait-il bien être si véloce alors que son intellect était de visu si limité qu'il n'avait pas le don de la parole, compétence qu'ont pourtant la majeure partie de ses congénères... Bizarre bizarre. Un beau spécimen.

Somme toute, le myrmidon éviterait de trop l'amocher pour chercher davantage à le capturer, le département de recherche du Seireitei étant certainement tout disposé à recevoir ce cobaye de premier choix. Cette connerie n'était pas naturelle, pas du tout même ; il fallait plutôt chercher qui l'avait bidouillée jusqu'à cette pseudo-évolution pour aller droit au but. Sauver sa peau passait quand même un peu avant en revanche, et c'est bien pour récupérer sa sécurité perdue qu'il devait trouver un moyen de le neutraliser sans le bousiller. À défaut, s'il n'y parvenait pas, y'aurait plus qu'à envoyer la purée pour qu'il s'explose un bon coup et qu'on en entende plus parler. Élémentaire. Sur le papier. Pour ce qui est de l'autre gaillard nanti de l'aptitude de discerner son existence dans le paysage, il ne devait voir qu'une ombre luttant contre une horrible carcasse ayant depuis fort longtemps perdu ce bien si précieux qu'est le coeur, noyau de tout corps, prélude de toute conscience... Ces êtres qui en étaient dépourvus n'avaient d'autre bénédiction possible que celle de l'exorcisme que les divinités de la mort pouvaient leur offrir de leurs lames. L'unique salut dans leur occulte horizon. Le plus susceptible d'invoquer l'inquiétude chez cette bestiole, c'était son instinct surdéveloppé, son sens de la bataille.

Combien avaient péri entre ses griffes affutées pour qu'il atteigne cette strate ? Ses mouvements, ses gestes, son aisance, sa prudence... Tous ces éléments que l'on ne peut retrouver que chez un guerrier chevronné, il les avait et n'hésitait pas à les targuer, concurrençant le Kyuu Ban Tai Shinigami dans ce qu'on pouvait décrire à la façon d'une course à la supériorité. Eh bien... Même s'il n'était pas capable de parler, ce qui ne manquerait pas au soudard pour le peu d'intérêt transparaissant de leurs propos en général, il se rééquilibrait par son sens de la compétition un peu trop prononcé au goût de l'ensorceleur. Ce genre de misère n'arrive décidément qu'à lui. Bandant les muscles et regroupant ses esprits pour optimiser ses facultés, histoire de rentabiliser de son mieux l'énergie économisée, il jeta un énième coup d'œil furtif à l'intrus dans leur jolie petite guerre. Cette façade, il l'avait déjà vue quelque part. Respirant un bon coup pour clore sa revitalisation, il examina avec une minutie renouvelée ces traits familiers, jusqu'à ce qu'enfin sa mémoire bien trop pleine lui octroie de remettre un nom dessus. Ce manque constant de sérieux, ces mésaventures grotesques collant à la peau plus encore qu'un reflet...

-°o' Si je m'étais attendu à vous revoir ici, capitaine de la cinquième division Hirako Shinji... Comment vous portez-vous depuis le temps ? Ne me dites pas que quelqu'un de votre rang n'a pas trouvé mieux comme nid douillet que ce dépôt crasseux ? Quand à mon ami, ne vous en faites pas, il va nous quitter très bientôt. Un peu de patience, s'il vous plait ! 'o°-

Malice, encore et toujours ! Que ce trait n'était point assez ressorti ces temps-ci... La balance devait être réglée à nouveau, et ceci n'était que la première pierre de l'édifice qui ne tarderait pas à défier les cieux, si le rythme engagé à l'instant était dispensé d'effondrement. Jouer au plaisantin en ces circonstances était plutôt saugrenu, mais sans doute pas autant que l'ancien leader de la cinquième. Une fine parcelle d'humour au sein de la tension ne pouvait que détendre l'atmosphère un peu trop saturée de danger. Seul le hasard lui donna la chance de pouvoir se débiner d'un nouveau bond en arrière, laissant la patte griffue de son camarade de jeu ne saisir que de l'air, pour l'heure. Il manqua de tomber néanmoins, une souffrance fulgurante émanant de sa clavicule écharpée. Voltigeant d'un sens à l'autre pour ne pas faire plus connaissance avec les semblables de ce premier estoc, il para le dernier avant de reculer rapidement, ses socques de bois glissant sur le sol en un crissement privé de mélodie. Ennuyé à la fois de voir cette rixe s'éterniser et de ne pouvoir en écrire le point final comme il en exprimait le désir, il soupira et planta sèchement son fer dans le sol, assez profond que pour qu'il ne puisse bouger d'un pouce même si un souffle virulent devait emplir la zone. Abattant ses paupières comme un sceau sur sa vue perçante empreinte d'améthyste, il s'imposa une infinie sérénité et se mit à psalmodier d'un ton aussi doux qu'un flux aquatique.

-°o' Maître et Seigneur, Ô Masque de Chair et de Sang, Ô Univers entier, Ô Battement d'Ailes... Ô Celui qui porte le nom d'Humain... Sur le Mur d'une Flamme Bleue, Inscrivez un Double Lotus... Dans les Abysses du Brasier, Attendez dans les Lointains Paradis ! Hadou no Rokujuusan, Souren Sokatsui ! 'o°-

Pliant les genoux et effectuant un quart de tour sur lui-même, sa rotation entraîna la projection de ses paumes vers l'avant, les poignets en contact. Sans quitter cette posture caractéristique, sa retenue fut tranchée nette et la déferlante incandescente fusa sur son opposant, propageant une bourrasque suffocante dans l'ensemble de la structure. Les pans de son vêtement couleur corbeau s'égayant sous cette agitation temporaire tandis que s'abattait la gerbe de flammes. Mais alors que celle-ci fonçait droit dans la face grimaçante de la forme de vie chimérique, celle-ci se déplaça à une vitesse surréaliste, se décalant brusquement et prenant le brasier bleuté condensé à mi-chemin entre l'épaule et le torse. La clairvoyance de Seigen lui fit automatiquement comparer ce mouvement éclair à un sonido. Improbable pourtant... C'était le propre des Arrancars. L'illogisme n'en était pas moins présent et la perplexité embruma son esprit. Mais même sans ce moment de doute, il n'aurait rien pu faire devant la célérité nouvelle de cette monstruosité. Malgré le recul disproportionné qu'incrusta dans sa masse monumentale l'impact causé, l'amputant du membre supérieur gauche lorsqu'il se jeta à nouveau sur l'envoyé de la Soul Society, il n'eut aucun mal à venir au contact et à planter ses crocs en profondeur, dans le stigmate déjà ciselé dans son tissu cutané par les premiers dommages apportés.

Si les rugissements endoloris de la bête étaient impressionnants, le cri de l'éphèbe ne fut pas mal non plus, retentissant dans toute l'habitation de fortune du groupuscule des Vizards. Les éclaboussures rougeoyantes repeignirent pratiquement le sol sur le proche périmètre, le changeant en un miroir vermillon à la couleur morbide bardée de reflets. Quelle quantité d'hémoglobine venait de se répandre ? Bien trop... Et en plus des mâchoires géantes de l'animal surnaturel refermée sur son épaule, la fumée s'échappant du trou béant laissé par le sort de Kidô inondait le visage du blessé grave, accélérant son anémique agonie par un manque d'oxygénation. En dépit de la position de l'assaut, il pouvait toujours mouvoir son bras dans une moindre mesure, et en profita pour clore la poigne sur le manche de son instrument martial. Tirant celui-ci de la surface robuste où il gitait, il le fit tournoyer et le planta droit dans ce qu'on pouvait assimiler à l'emplacement du coeur chez cette indistincte créature. Crachant une gerbe écarlate des suites de cet effort mal placé, sans doute issu d'une poussée d'orgueil, il se mit à presser de sa paume libre sur le masque immaculé de son agresseur, comme s'il misait sur l'éventualité de le détruire à mains nues.

Pas question de quémander l'assistance à l'illustre spectateur de cette bagarre aux proportions fatales. Que de vaines dépenses du peu de forces lui restant, dans la finalité. Mais même si c'était cette infamie cannibale qui se dévouait pour l'absorber comme le laissait penser ce prémice de son festin de décharné, l'entamure dans son cuir paraissait être une faille aspirant ce qui se présentait à distance trop réduite d'elle. Un trou noir localisé. Et le phénomène était en bonne voie d'être ainsi dévoré par une déchirure qu'il avait lui-même générée. Quelle ironie. Se démenant comme un beau diable pour chercher à faire quelque chose, le ressortissant de la brigade de la justice sentit sa conscience s'évanouir, comme si une pression faramineuse lui enfouissait la tête dans l'eau. Et il avait beau se débattre pour rester à la surface, il ne put que lâcher prise, sans savoir combien de temps il s'était acharné pour sa sauvegarde. Point de lumière ou autre perception paradisiaque synonyme d'idylle, juste une noirceur envahissante qui parut se fondre en lui par chaque pore de sa peau, fusionnant avec son essence elle-même... Un long voyage se préparait...Un voyage au coeur de l'esprit...

Et alors que s'évanouissait comme par enchantement le corps absurde de cette bestialité personnifiée, la peau de Seigen se couvrait de hierro, ses lippes ensanglantées crachant en plus du liquide de vie une bien étrange substance ivoirine qui se mit aussitôt à ronger son visage, le couvrant de sa blancheur si uniforme qu'elle en devenait presque effrayante... Se superposant à son aspect humain, une renaissance ténébreuse s'opérait sans guère de consentement de la part de l'hôte initial. Dans la pérégrination qui l'attendait, trouver son chemin ne serait pas la seule chose à faire, il devrait aussi faire preuve d'assez de discernement pour ne pas se tromper de chemin...

. . . Pour ne pas emprunter la voie du monstre . . .
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MessageSujet: Re: Hazard & Vizard [Pv Shinji - BTLFA]   Jeu 30 Juil - 7:41

    Visiblement, les festivités avaient déjà trouvé le moyen de démarrer en beauté, même à forte distance du lieu principal des combats d’envergure. D’un côté, c’était bien, ça donnait du boulot aux bleus qui souhaitaient se faire un nom en jouant à ‘’qui détruit le plus gros hollow’’, mais ça faisait quand même un peu chier que le seul paumé qui trainait dans leur coin ait trouvé le moyen de voler dans – et à travers – les murs du hangar où ils faisaient leurs dernières fichues préparations. Et en plein sur lui, en cible confirmée, qui plus est. C’était à croire que le concept de faire une sieste était désormais maudit dans son cas, étant donné qu’il n’avait d’autre choix au bout de deux minutes que de se faire démolir la gueule, que ce soit par la furie apocalyptique mieux connue sous le nom de Hiyori, ou bien par un quelconque projectile ou chiure de quelque sorte que ce soit, que le destin ira porter ‘’malencontreusement’’ à la rencontre de sa figure. En gros, il devait être masochiste aujourd’hui pour tenter de faire des siestes malgré le fait que ça se terminait toujours par la douleur. Mais le sommeil en valait tellement la peine. Enfin bon, il avait d’autres trucs dont il devait se préoccuper. Car à peine avait-il prononcé sa dernière phrase que l’assaillant du shinigami refaisait son apparition, visiblement bien trop rapide pour l’œil de l’assailli. Le Vizard l’avait vu arriver quelques secondes avant sa réapparition, mais il souhaitait voir un peu comment ça allait se dérouler pour le type qui se défendait quand même assez bien pour le handicap qui semblait devoir endurer face à son ennemi. Un peu de retard sur les réactions, mais sans toutefois se laisser totalement dominer. En temps normal, c’aurait été de la part d’un shinigami de bas niveau qu’il aurait cru voir ce genre de scène. Mais dans cette situation précise, le blondinet devait bien s’avouer que ce hollow surpassait de loin la moyenne en termes de puissance. Une vitesse au moins une fois et demi supérieure à une moyenne d’Adjuchas, c’était déjà quelque chose. En fait, il était tout simplement bien plus fort que les autres Adjuchas, tout en restant à une distance certaine du niveau des Vasto Lorde. C’était une grosse bête assoiffée de sang qui se croyait invincible par ses capacités hors de la moyenne. La belle affaire. Émergeant alors de ses pensées par le glissement du type dont il était question à proximité de lui, le regard de Shinji se déplaça vers ce dernier alors qu’il faisait de même de son côté, tentant de savoir s’il le connaissait. C’était improbable, les shinigamis assez vieux pour le connaître étaient tous de niveau de Lieutenant au moins, et encore. Ça courait pas les rues, les tarlouses qui l’avaient connu plus de 110 ans auparavant. Et pourtant…au bout d’un moment, une lumière s’alluma dans le regard du shinigami, qui ne se fit pas prier pour signifier ses souvenirs de sa personne. Génial, sa couverture – pour peu qu’il en ait eu une – venait de sauter en morceaux et de se faire balayer par le vent. Dans ses dents de façon assez cruelle. Quoiqu’au moins, c’était de l’humour, alors ça rattrapait à moitié. De l’humour à ses dépends, mais bon, c’était sans doute un détail technique qu’il faudrait oublier dans l’affaire en cours. Comment il se portait depuis le temps? Bieeeen, il vivait dans un trou crasseux même abandonné par les rats, à somnoler sur un vieux sofa des années 1930 faute d’avoir quelque chose à foutre dans ce bled pourri qui prenait trois éternités à se bâtir pour finalement avoir un quelconque attrait pour éviter le suicide par emmerdement excessif. Il vivait avec une pile atomique sur pattes, un grincheux, un gros joufflu, une perverse, un fan de mangas et un de poésie, ainsi qu’une fille légèrement en retard avec l’évolution de son Q.I. La joie sur tous les jours, quoi. Comment quelqu’un de ‘’son rang’’ avait fait pour ne pas trouver mieux que ce trou? Parce que ce trou était l’endroit où Kisuke les avait laissés se refaire par le passé, et qu’ils avaient pas été foutus de chercher ailleurs pour voir si ça existait réellement, la qualité de vie. Mais bon, fallait avouer que ça aurait été un peu suspect, la même blondasse aux allures de gosse, proprio d’une maison depuis le siècle dernier sans prendre une seule ride. Les habitants étaient peut-être crédules, mais y a quand même des limites à tout. Alors de ce point de vue, mieux valait rester dans un trou perdu avec personne pour poser de questions. Et pis les barrières de Hacchi faisaient bien leur boulot…en général. Bien sûr, il y avait quelques rares exceptions, mais bon. On passerait par-dessus tout ça pour le moment.

    En effet, la grosse bestiole venait de reprendre du service. Bien fait pour ce crétin, ça lui apprendrait à dire ses conneries. Ouais bon, enfin…pas que Shinji ait éprouvé un quelconque plaisir à le voir se faire malmener, mais bon. Et puis, il venait de dire qu’il s’occuperait de la situation sous peu, alors autant le laisser faire, son orgueil en souffrirait autrement. Le blondinet se contenta donc de regarder la scène, lame sur l’épaule, l’autre main enfouie au fond de sa poche, regardant d’un œil morne l’autre tarlouze se faire malmener en beauté. Fallait bien avouer qu’il avait des couilles de vouloir se battre tout seul, étant donné la raclée que cette bestiole lui filait. Bah, il aurait qu’à intervenir si l’autre était pour crever, ça ferait le boulot dans le bon sens. De toutes façons, dans l’immédiat c’était davantage un jeu du chat et de la souris, la bête happant le vide sans arrêt alors que sa proie bondissait sans cesse pour échapper à sa poigne. Jusqu’à ce que la souris se décide à cramer les poils du chat. À peine eut-il entamé l’incantation qu’un sourcil se releva au dessus de l’œil gauche de Shinji. Ça faisait un peu étrange à entendre, étant donné que la seule personne qu’il ait entendu prononcer des sorts démoniaques depuis plus de quatre-vingt ans était Hacchi. Mais bon, l’usage est à tout le monde, et pour peu qu’il prononce bien celle de ces incantations de merde qu’il fallait, le tout allait comme sur des roulettes. Sans blague, il aurait bien aimé mettre une ou deux claques aux crétins qui avaient inventé les incantations pour les sorts. Si vous voulez lancer un sort, faites des phrases cohérentes, c’est pas difficile! Mais au lieu de ça, ils s’étaient retrouvés avec un paquet de conneries à réciter par cœur pour les sorts dont les effets étaient trop réduits quand on les faisait sans incantation. Enfin bon, Shinji les connaissait quand même toutes par cœur, il avait été un foutu capitaine pendant son nombre d’années. Il s’était pas spécialement versé dans tout ça, mais il était bien assez compétent pour en foutre une bonne sur la gueule de quelques prétentieux. Toujours était-il que dans le cas du type qui venait de réciter une incantation parfaite, la maîtrise était quand même là, même si le lieu pour lancer le Souren Soukatsui était pas spécialement bien choisi. Ils allaient devoir changer de résidence pour de vrai, si ça continuait. Cependant, la p’tite vicieuse de bestiole trouva quand même le moyen de déjouer partiellement le tout, se prenant le coup sur le côté droit, au lieu d’en plein dans les gencives. Bonne amélioration à court terme, quand on y songe. Cependant, c’était la façon dont la bête avait esquivée qui attira l’attention du Leader officieux des Vizards. Ce déplacement presque automatique, si semblable au Shunpô…c’était le Sonido, non? Depuis quand un Adjuchas, aussi supérieur soit-il, disposait-il du Sonido dans son arsenal? Y avait que les arrancars pour bénéficier de cette saloperie, et pourtant ce gros lard à gueule difforme venait de s’en servir. De façon pataude et sans grande expertise, certes, mais tout de même. Il fallait sans doute démolir cette cochonnerie rapidement, sinon l’enfoiré d’Aizen trouverait un moyen de transformer ce truc en Arrancar. Et à ce point, valait mieux éviter un emmerdeur de plus à la liste. Cependant, et malgré la disparition de l’un de ses membres moteurs d’une façon relativement douloureuse, cette saleté arriva à rebondir jusqu’au Shinigami, qui se vit être mordu sauvagement en laissant s’échapper un cri de douleur qui se répercuta avec force dans les environs. Eh merde, v’là autre chose. Mais pourtant, Shinji ne fait pas un seul mouvement. À cause des paroles du type, disant qu’il en finirait rapidement avec la bestiole? Tu parles, mon cul ouais. Non, c’était davantage du à un manque total de réaction face à cette situation relativement pathétique. Pour ensuite voir le type enfoncer son arme dans la bête et tenter de lui cogner sur le masque comme si ça allait s’effriter, c’était un spectacle qui laissait bouche bée, quoi. Instinct de survie ou stupidité à cause du manque de sang? Probablement les deux.



    - Bon, c’est l’heure d’agir, hein. Faut aussi dire que j’ai pas que ça à f…


    Les derniers mots s’évanouirent dans sa gorge alors qu’un phénomène de mauvaise augure se produisit. Disparaissant littéralement alors que son adversaire shinigami tombait dans l’inconscience, le hollow se transforma pour sembler être aspiré par l’organisme du combattant. C’était quoi cette merde? Il en connaissait des trucs bizarres reliés aux Hollows, mais des Adjuchas qui démolissent une victime pour ensuite disparaitre au moment où ils vont vaincre… Il avait jamais entendu parler d’un truc du genre. Mais se qui se passait maintenant, il connaissait bien ça. Le regard du Vizard se fronça en voyant jaillir les bien connues volutes quasi-liquides d’une blancheur immaculée, se solidifiant au fur et à mesure que le tout recouvrait le corps. C’était sans doute pas une Hollowmorphose, étant donné que le hollow intérieur était là dès le début, et non d’un coup, par provocation. Une possession?.....Rah et merde, où était Kisuke quand on avait besoin de lui? Étendu à même le sol alors que le tout le recouvrait lentement mais sûrement après la première vague violente, ce type avait toutes les chances de s’attaquer à lui dès qu’il ouvrirait les yeux. Mais c’était quand même de voir, hein. En le temps d’un clignement des yeux, le corps était enjambé des deux côtés, alors que la pointe froide de l’acier s’appuyait sur l’emplacement du visage du type peu à peu recouvert par la matière blanchâtre si bien connue du Vizard. En fait, le niveau des contrôlés ou des sujets en hollowmorphose dépendait de leur propre puissance de base. Le hollow importait peu, aux finales, étant donné qu’il copiait tout simplement les capacités de son hôte pour se faire une base à suivre. Mais bon, on s’en foutait un peu en ce moment. Fallait espérer qu’ils allaient pas avoir un hollow déclenché en liberté dans les pattes, surtout à ce moment précis. De quoi vous chier la journée.

    Solidement.
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